Bilan

La crise irano-américaine ne sera pas réglée au 50e WEF à Davos

La crise irano-américaine ne sera pas au centre de la 50e réunion du WEF la semaine prochaine à Davos (GR), en l'absence de Téhéran. Face à l'«urgence» du climat et du monde, le fondateur Klaus Schwab a dit mardi à Cologny (GE) vouloir mobiliser toute la société.

Parmi les plus de 40 chefs d'Etat et de gouvernement prévus cette année, la chancelière allemande Angela Merkel ou le président du gouvernement espagnol Pedro Sanchez, fraîchement reconduit, seront notamment de la partie.

Crédits: DR

Devant la presse, Schwab a appelé les entrepreneurs sociaux, les activistes, dont la jeune Suédoise Greta Thunberg qui sera l'une des têtes d'affiche, ou encore les scientifiques à contribuer. Une plateforme collaborative mondiale, dans un premier temps sur la question des océans, sera lancée parmi plusieurs initiatives pour célébrer le 50e anniversaire de l'organisation.

"Le monde est en état d'urgence. La fenêtre pour agir est petite", a relevé M. Schwab. Mais ce scénario ne s'appliquera pas à la crise irano-américaine. "Nous sommes tous préoccupés par les tensions au Moyen-Orient", a dit le président du WEF Borge Brende.

Annoncé dans une liste préliminaire, le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif a finalement renoncé à venir dans la station grisonne après la crise provoquée par l'assassinat du général iranien Qassem Soleimani. Autre partie prenante des tensions avec Téhéran après le crash d'un avion ukrainien qui a fait 176 victimes après le tir de missiles iraniens par erreur, Kiev va dépêcher le président Volodymyr Zelensky.

De quoi rappeler à M. Trump, qui revient à Davos après sa première participation en 2017, son affrontement avec les démocrates aux Etats-Unis. Le président américain est accusé d'avoir, lors d'un appel avec son homologue ukrainien, posé comme condition à une aide de 400 millions de dollars d'aide à Kiev une enquête ukrainienne sur un de ses rivaux potentiels à la présidentielle de 2020, l'ancien vice-président démocrate Joe Biden.

Merkel, Sanchez et von der Leyen

La délégation américaine emmenée par M. Trump et le secrétaire au Trésor Steve Mnuchin sera résolument à tonalité économique, comme la Maison Blanche l'avait annoncé. La fille et le gendre du président, Ivanka et Jared Kushner, feront également partie de ce dispositif. Mais pas le chef de la diplomatie Mike Pompeo. Le président américain devrait partager le premier plan avec Greta Thunberg, attendue vendredi à Lausanne avant plusieurs discours à Davos.

Parmi les plus de 40 chefs d'Etat et de gouvernement prévus cette année, la chancelière allemande Angela Merkel ou le président du gouvernement espagnol Pedro Sanchez, fraîchement reconduit, seront notamment de la partie. Comme annoncé par le Premier ministre Boris Johnson après son récent succès électoral, la Grande-Bretagne n'enverra pas de délégation massive au WEF. Seul le ministre des Finances participera.

De quoi laisser le terrain libre à la Suisse, dont six conseillers fédéraux, tous sauf Ueli Maurer, sont annoncés par le WEF, pour dialoguer avec l'importante délégation de l'UE. La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et celui du Conseil européen Charles Michel seront notamment présents.

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info


Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."