Bilan

La Chine pourrait dépasser les 6% de croissance cette année

La Chine a la capacité de réaliser plus de 6% de croissance cette année en dépit des incertitudes liées à la pandémie, a assuré jeudi son Premier ministre, concédant néanmoins "une pression" sur le marché de l'emploi.

Pékin se fixe également comme objectif de créer cette année quelque 11 millions d'emplois, un chiffre identique à celui de 2019, avant la pandémie.

Crédits: Reuters

Premier pays touché par le coronavirus qui a paralysé son économie, la Chine avait renoncé en 2020 à fixer un objectif annuel de croissance, une décision rarissime dans l'histoire du géant asiatique.

Désormais remise du choc épidémique, la seconde puissance économique mondiale a annoncé la semaine dernière un objectif d'au moins 6% de croissance de son produit intérieur brut (PIB) cette année.

Ce chiffre, qui ferait envie à la plupart des grandes économies plongées en récession, a surpris bon nombre d'analystes qui anticipaient une croissance plus robuste, après une année 2020 morose.

Cette année, le Fonds monétaire international (FMI) table ainsi sur une croissance de 8,1% de la seconde économie mondiale.

L'objectif retenu par Pékin "suscite des inquiétudes [...] certains le considèrent comme positif, tandis que d'autres le jugent inférieur aux prévisions", a reconnu devant la presse le Premier ministre Li Keqiang.

Mais "au minimum 6% de croissance, ce n'est pas rien", a estimé M. Li, qui n'a pas exclu que son pays connaisse au final une croissance supérieure.

Pékin se fixe également comme objectif de créer cette année quelque 11 millions d'emplois, un chiffre identique à celui de 2019, avant la pandémie.

"Le marché de l'emploi demeure sous pression", a admis le Premier ministre, qui a promis de faire de la lutte contre le chômage "une priorité".

Sur ce point, Li Keqiang s'est livré à une rare confidence: "l'an dernier au moment de l'épidémie [...] notre plus grande inquiétude était d'avoir un chômage massif".

Son gouvernement vise un taux de chômage à 5,5%, après 5,6% l'an dernier .

Ce chiffre dresse cependant un tableau incomplet de la conjoncture.

Ce critère tient compte uniquement des urbains, ce qui exclut les près de 300 millions de travailleurs migrants, d'origine rurale, fragilisés par la crise.

M. Li a par ailleurs indiqué que les entreprises industrielles bénéficieraient de 100% de déduction d'impôts dans la recherche et le développement, dans un contexte de rivalité technologique croissante avec les Etats-Unis.

"En termes de recherche fondamentale, nous sommes toujours à la traîne", a-t-il reconnu.

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