Bilan

La BCE préoccupée par les risques pour l'économie en zone euro

Parmi les risques protectionnistes, M. Draghi a relevé notamment les menaces de Washington d'introduire des taxes supplémentaires sur les importations qui «pèsent sur la confiance» des acteurs économiques.

«La probabilité d'une récession reste faible», a dit M. Draghi.

Crédits: AFP

La Banque centrale européenne a de nouveau souligné mercredi les "risques" susceptibles de dégrader la conjoncture économique en zone euro, alors que les indicateurs actuels "restent faibles", a indiqué le président de l'institution, Mario Draghi.

Des "incertitudes géopolitiques", la "menace protectionniste" et la "fragilité sur les marchés émergents" continuent de peser sur l'économie européenne, a détaillé M. Draghi lors d'une conférence de presse, maintenant par cette formule codifiée son pronostic pessimiste pour les prochains mois.

Mario Draghi a par ailleurs souligné que les derniers indicateurs économiques "restent faibles, notamment le secteur manufacturier, ce qui est principalement dû au ralentissement de la demande extérieure".

"L'impact de ces facteurs est plus durable", a expliqué M. Draghi, qui voit "la croissance ralentie se poursuivre cette année".

Il a cependant insisté, comme lors des réunions précédentes, sur les "conditions favorables de financement", le recul du chômage et la hausse des salaires qui continuent de soutenir l'économie européenne.

"La probabilité d'une récession reste faible", a dit M. Draghi.

De l'autre côté de l'Atlantique 

Parmi les risques protectionnistes, M. Draghi a relevé notamment les menaces de Washington d'introduire des taxes supplémentaires sur les importations qui "pèsent sur la confiance" des acteurs économiques.

"Le fait que ces menaces soient faites fréquemment est une des raisons" que l'évolution de l'économie européenne et mondiale soit "plus faible", a indiqué M. Draghi.

Mardi, le Fonds monétaire international (FMI) a encore révisé en baisse sa prévision de croissance mondiale pour 2019, à 3,3%, prenant acte d'un ralentissement plus marqué que prévu des pays avancés, en particulier de la zone euro (+1,3%), plombée par l'Allemagne et l'Italie.

Le FMI comme la BCE s'attendent cependant à voir la zone euro reprendre de la vigueur l'an prochain, tablant respectivement sur 1,5% et 1,6% de croissance en 2020.

Même si les chiffres européens ne sont guère flatteurs, confirmant en particulier la glissade des commandes industrielles en Allemagne, deux indicateurs économiques ont surpris de façon positive ces derniers jours: d'un côté la forte croissance des services en Chine et de l'autre la bonne tenue du marché de l'emploi aux Etats-Unis.

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