Bilan

L'UE a encore du travail pour aboutir à un accord avec Londres

Les négociations sur les demandes de réforme de l'Union européenne réclamées par Londres ont avancé notablement ces derniers jours mais sans aboutir à un accord pour l'instant.

Parmi les quatre demandes formulées par Londres figurent la nécessité de ne pas discriminer les pays non membres de la zone euro, mettre l'accent sur la compétitivité, restaurer la souveraineté du pays et limiter l'immigration européenne en empêchant les migrants de toucher certaines prestations sociales pendant quatre ans.

Crédits: Reuters

Les négociations sur les demandes de réforme de l'Union européenne réclamées par Londres ont avancé notablement ces derniers jours mais sans aboutir à un accord pour l'instant, a souligné un porte-parole de Downing Street lundi.

"Nous avons fait des progrès mais il y a encore du travail dans les quatre domaines concernés (par les négociations), avec davantage de travail nécessaire dans certains domaines que d'autres", a déclaré le porte-parole lors d'un point presse régulier.

Après une rencontre dimanche soir à Londres entre le Premier ministre David Cameron et le président du Conseil européen Donald Tusk, les discussions se poursuivaient lundi à Bruxelles.

M. Tusk a promis un "travail intensif dans les prochaines 24 heures", jugeant la séquence "cruciale".

Si les discussions aboutissent, M. Tusk pourrait soumettre dès cette semaine un projet d'accord aux 28 membres de l'UE afin de l'étudier avant la tenue du prochain sommet européen les 18 et 19 février.

"C'est à M. Tusk de décider quand il livrera ses propositions qui devront ensuite obtenir l'accord des 28", a déclaré le porte-parole de M. Cameron.

Selon une source européenne, M. Tusk pourrait "présenter quelque chose demain (mardi) vu l'avancement des discussions".

Parmi les quatre demandes formulées par Londres figurent la nécessité de ne pas discriminer les pays non membres de la zone euro, mettre l'accent sur la compétitivité, restaurer la souveraineté du pays et limiter l'immigration européenne en empêchant les migrants de toucher certaines prestations sociales pendant quatre ans.

Ce dernier point est celui qui pose le plus de difficulté car il remet en cause le principe de liberté de circulation qui régit l'UE. Mais Londres et Bruxelles semblent avoir trouvé un terrain d'entente avec la proposition de Bruxelles d'introduire un mécanisme de "frein d'urgence" dans le cas où les services publics britanniques seraient débordés.

"C'est une avancée substantielle", a souligné lundi Downing Street tout en répétant qu'il fallait encore travailler. "Le Premier ministre n’acceptera une alternative aux quatre ans (de gel des prestations sociales, ndlr) que si c'est aussi efficace".

L'autre point de friction concernerait les demandes de Londres sur la zone euro. Selon le Financial Times, la France verrait d'un mauvais œil de donner "à des pays qui ne sont pas membres de la zone euro le pouvoir d'indéfiniment bloquer des votes" en son sein.

Mais Londres a réfuté toute demande de droit de veto dans ce domaine. "Ce que nous cherchons c'est établir des principes clairs pour régir les relations entre les membres de la zone euro et les non membres pour que des pays comme le Royaume-Uni, qui n'est pas membre, ne soit pas désavantagé. Nous ne cherchons pas à nous dresser sur le chemin d'une plus grande intégration de la zone euro", a déclaré le porte-parole.

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