Bilan

L'Italie s'émeut après le oui à l'initiative UDC au Tessin

Le ministre des Affaires étrangères Paolo Gentiloni voit dans le oui tessinois à l'initiative UDC "Les nôtres d'abord" un risque pour les relations avec l'UE.

Sans la libre circulation des personnes, les relations entre la Suisse et l'UE sont en danger, a estimé M. Gentiloni. 

Crédits: Keystone

Le oui tessinois à l'initiative UDC pour la préférence indigène ne laisse pas indifférent en Italie. Le ministre des Affaires étrangères Paolo Gentiloni y voit un risque pour les relations avec l'Union européenne (UE) et le président de la Région Lombardie Roberto Maroni annonce des contre-mesures.

Sans la libre circulation des personnes, les relations entre la Suisse et l'UE sont en danger, a estimé M. Gentiloni. Dans l'immédiat toutefois, l'initiative n'aura pas de conséquences pratiques, selon lui.

M. Maroni (Lega Nord) a pour sa part déclaré que la décision tessinoise met en péril les droits de ses concitoyens en refusant l'accès à des dizaines de milliers de frontaliers. Des "contre-mesures appropriées" vont être étudiées dès lundi.

Président de l'association "Frontaliers au Tessin", Eros Sebastiani a indiqué recevoir de nombreux appels inquiets de ses membres après le vote de dimanche. Il observe toutefois que le canton ne peut décider seul en la matière mais doit obtenir l'aval de Berne.

L'initiative de l'UDC "Les nôtres d'abord" a été acceptée dimanche par plus de 59% des voix. Elle doit encore recevoir la garantie des Chambres fédérales.

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