Bilan

L'Italie appelle l'UE à maintenir Schengen

L'Union européenne (UE) doit "fortement" s'engager à maintenir le traité de Schengen et à réviser les réglementations du traité de Dublin, a déclaré le ministre italien des Affaires étrangères.

Le ministre italien a souligné qu'outre le poids de la gestion du flux de migrants, la Grèce comme l'Italie subissaient celui de la gestion des demandes d'asile, qui devrait être une "affaire européenne".

Crédits: AFP

L'Union européenne (UE) doit "fortement" s'engager à maintenir le traité de Schengen et à réviser les réglementations du traité de Dublin, a déclaré jeudi à Athènes Paolo Gentiloni, ministre italien des Affaires étrangères.

"Nous attendons un fort engagement de l'UE contre les solutions exceptionnelles (prônées par) certains pays qui pourraient avoir des conséquences irréversibles pour le traité de Schengen, ainsi que l'engagement de la Commission à réviser le traité de Dublin", a déclaré M. Gentiloni à l'issue d'une discussion avec son homologue grec Nikos Kotzias.

"Les actions unilatérales pourraient conduire à l'écroulement de Schengen", a-t-il estimé.

La Commission européenne considère que la clé pour endiguer le flux migratoire est le renforcement des contrôles sur ses frontières extérieures, et a pour cela appelé la Grèce, principale porte d'entrée des migrants en Europe, à pallier dans les trois mois à de "sérieuses défaillances" dans sa gestion d'accueil et d'enregistrement des migrants.

Si la Grèce échoue à remplir ses obligations, l'UE pourrait activer une mesure inédite du traité de Schengen visant au rétablissement des contrôles aux frontières d'un ou plusieurs pays pour une période de six mois renouvelable, pour deux ans maximum.

Le ministre italien a souligné qu'outre le poids de la gestion du flux de migrants, la Grèce comme l'Italie, premiers pays d'accueil, subissaient celui de la gestion des demandes d'asile, qui devrait être une "affaire européenne".

M. Gentiloni a également souligné que les réglementations de Dublin, en vertu desquelles il incombe au premier pays d'accueil d'examiner les demandes d'asile, devait être "actualisé". "Il a été signé il y a vingt ans, quand l'Europe ne faisait pas face à des phénomènes comme ceux d'aujourd'hui", a-t-il souligné.

Nikos Kotzias a de son côté déploré "les actions unilatérales" de certains pays européens qui ont choisi de fermer leurs frontières. "Ces actions (...) conduisent à la fragmentation de l'Europe", a-t-il dit.

Le ministre grec s'est dit en faveur d'une réunion à Rome de six pays fondateurs de l'Union européenne (Allemagne, Belgique, France, Italie, Luxembourg et Pays-Bas, initiative lancée la semaine dernière par l'Italie pour relancer le projet européen.

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