Bilan

L'Iran rejette le gel du niveau de sa production pétrolière

Le ministre iranien du Pétrole a rejeté l'idée d'un gel du niveau de la production pétrolière de l'Iran en la qualifiant de "plaisanterie".

L'Iran veut aujourd'hui reprendre ses parts de marché et refuse de geler sa production.

Crédits: AFP

Le ministre iranien du Pétrole, Bijan Namadar Zanganeh, a rejeté mardi l'idée d'un gel du niveau de la production pétrolière de l'Iran en la qualifiant de "plaisanterie", ont rapporté plusieurs médias iraniens.

L'Arabie saoudite et la Russie --les deux premiers producteurs mondiaux de brut-- avaient proposé il y a une semaine, au terme d'une réunion à Doha avec le Qatar et le Venezuela, que tous les pays producteurs gèlent leur niveau de production à son niveau de janvier pour soutenir les prix.

"Certains pays voisins, qui ont porté ces dernières années leur niveau de production à 10 millions de barils et en exportent autant, sont devenus arrogants et disent que tout le monde doit geler son niveau de production. C'est-à-dire qu'ils gèlent leur niveau à 10 millions de barils et nous (nos exportations) à un niveau d'un million de barils. C'est une plaisanterie", a déclaré M. Zanganeh.

Mercredi dernier, après une réunion avec ses homologues irakien, vénézuélien et qatari à Téhéran, M. Zanganeh avait déclarait que l'Iran soutenait "toute mesure visant à stabiliser le marché et augmenter les prix".

"Nous soutenons la décision qui a été prise (mardi dernier au Qatar, ndlr) pour que les membres de l'Opep et les pays non-Opep maintiennent leur plafond de production pour stabiliser le marché et augmenter les prix", avait déclaré M. Zanganeh.

Il n'avait cependant pas précisé si l'Iran allait continuer à augmenter sa production ni quel serait son plafond de production.

Mardi, le porte-parole du gouvernement iranien Mohammad Bagher Nobakht a également reproché à certains pays membres de l'Opep de ne pas vouloir reconnaître le "droit de l'Iran" à reprendre ses parts de marché perdues à cause des sanctions internationales.

"Ces pays doivent baisser leur niveau de production et permettre à l'Iran de revenir à un quota d'avant les sanctions", a-t-il déclaré.

L'Iran reproche à l'Arabie saoudite d'avoir augmenté sa production après le durcissement des sanctions américaines et européennes contre Téhéran et pris des parts du marché. L'Iran veut aujourd'hui reprendre ses parts et refuse de geler sa production.

Après la fin des sanctions internationales à la mi-janvier, l'Iran a annoncé une augmentation immédiate de sa production de 500.000 barils par jour et de 500.000 b/j supplémentaires d'ici fin 2016.

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