Bilan

L'ex-trader d'UBS a causé le chaos pour assouvir son ego

Le procès de l'ex-trader d'UBS Kweku Adoboli, jugé depuis lundi à Londres pour une fraude ayant coûté 1,84 milliard de francs, est entré dans le vif du sujet vendredi, pour la deuxième audience.
L'ex-trader d'UBS Kweku Adoboli, jugé à Londres pour une fraude ayant coûté quelque 2 milliards de dollars (1,85 milliard de francs) au numéro un bancaire suisse, a causé le «chaos» pour augmenter son bonus et satisfaire son «ego», a accusé le procureur.

Kweku Adoboli est jugé car il a fait perdre à sa banque 2 milliards de dollars en les «perdant frauduleusement au jeu», a déclaré Sasha Wass devant le tribunal de Southwark. Le procès, qui s'est ouvert lundi, est entré dans le vif du sujet vendredi, pour la deuxième audience.

«Il a fait tout cela en dépassant ses limites de courtage, en inventant des opérations fictives pour le dissimuler et a ensuite menti à ses supérieurs», a-t-elle ajouté.

Faire progresser son bonus

«Les motivations de Kweku Adoboli étaient de faire progresser son bonus, son statut au sein de la banque, ses perspectives de carrière et bien sûr son ego», a-t-elle accusé.

«Comme la plupart des joueurs, il pensait qu'il avait la main heureuse. Comme la plupart des joueurs, quand il a perdu, il a causé le chaos et un désastre pour lui et les gens autour de lui», a encore dit le procureur.

Agé de 32 ans, Kweku Adoboli, fils d'un fonctionnaire ghanéen des Nations unies à la retraite, est poursuivi pour «abus de position» et «fraudes comptables» et risque jusqu'à dix ans de prison. Il plaide non coupable.

Libre sous contrôle judiciaire

Ses agissements, des prises de position dissimulées, ont débuté en 2008 et auraient duré jusqu'au moment de son arrestation, en pleine nuit le 15 septembre 2011 par la police londonienne, dans son bureau de la City.

Chez UBS, où il était entré en 2006, il travaillait au département des ETF (»Exchange Traded Funds»), des produits financiers complexes adossés à l'évolution d'un indice boursier.

Kweku Adoboli est actuellement libre sous contrôle judiciaire, sous la surveillance d'un bracelet électronique. Son cas ressemble à celui de Jérôme Kerviel, le trader français qui avait fait perdre 4,9 milliards d'euros à la Société Générale en 2008 avec des transactions non autorisées.

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info


Merci de votre inscription
Ups, l'inscription n'a pas fonctionné
Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."