Bilan

L'Europe doit accorder une longue période de grâce sur la dette grecque

Les Européens doivent assigner à la Grèce des objectifs budgétaires "réalistes" afin de restaurer la viabilité de ses finances publiques, a affirmé le FMI jeudi.

"Nous ne voulons pas plus d'austérité pour la Grèce et nous ne voulons certainement pas que le fardeau repose trop sur les pauvres et plus vulnérables", a assuré M. Rice.

Crédits: AFP

Les Européens doivent accorder à la Grèce une "longue" période de grâce sur sa dette et assigner au pays des objectifs budgétaires "réalistes" afin de restaurer la viabilité de ses finances publiques, a affirmé le FMI jeudi.

"Il est possible de rétablir la viabilité de la dette sans +haircut+ (effacement des créances, ndlr) mais cela implique d'accorder des prêts à des conditions très concessionnelles notamment par une longue période de grâce et de maturité et de très bas taux d'intérêt", a assuré le porte-parole du FMI Gerry Rice lors d'une conférence de presse.

Il a toutefois refusé de donner plus de détails alors que des médias ont récemment affirmé que le FMI exhortait les Européens à suspendre tout remboursement par Athènes jusqu'en 2040.

Ce vaste effort d'allègement de la dette, auxquels plusieurs pays européens s'opposent, fait partie des conditions posées par le FMI pour participer financièrement au plan d'aide conclu l'été dernier entre Athènes et la zone euro, le troisième depuis 2010.

Ce plan est en souffrance depuis plusieurs mois sur fond de divergences entre Athènes et ses créanciers mais Européens et Grecs doivent se retrouver le 24 mai pour une nouvelle réunion qui pourrait déboucher sur un accord et le déblocage de nouveaux prêts.

Malgré cette perspective, le FMI a assuré être "toujours en train" d'évaluer la faisabilité des réformes exigées à Athènes en échange de la reprise de l'aide et a de nouveau exhorté les Européens à fixer des objectifs budgétaires "réalistes".

Le FMI doute notamment de l'objectif d'excédent budgétaire primaire (hors charge de la dette) de 3,5% du Produit intérieur brut en 2018 fixé par les Européens, assurant que cela impliquerait de mesures d'austérité trop douloureuses.

"Nous ne voulons pas plus d'austérité pour la Grèce et nous ne voulons certainement pas que le fardeau repose trop sur les pauvres et plus vulnérables", a assuré M. Rice.

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