Bilan

L'Etat britannique finalise la privatisation de Royal Mail

Le gouvernement britannique a annoncé mardi avoir retiré 591 millions de livres (860 millions de francs) supplémentaires de la vente de sa part restante dans Royal Mail.

"Chaque penny sera utilisé pour rembourser notre dette publique", a encore promis George Osborne, le Chancelier de l'Échiquier.

Crédits: Reuters

Le gouvernement britannique a annoncé mardi avoir retiré 591 millions de livres (environ 860 millions de francs) supplémentaires de la vente de sa part restante dans le groupe postal Royal Mail, désormais totalement privatisé.

Une part de 13% a été vendue à des investisseurs institutionnels au prix de 455 GBp par action, a indiqué le ministère de l'Entreprise dans un communiqué. Le reste, soit 1%, sera donné à des employés de l'entreprise.

Avec cette ultime cession s'achève le désengagement de l'Etat du capital du groupe postal, qui avait été partiellement privatisé et introduit en Bourse fin 2013 par le gouvernement du Premier ministre conservateur David Cameron, la plus importante privatisation dans le pays depuis la grande vague de l'époque Thatcher et Major.

"Nous avons tenu notre promesse de vendre la totalité de la part restante de l'Etat, ce qui signifie que pour la toute première fois l'entreprise est désormais détenue par ses employés et des investisseurs privés", a souligné Sajid Javid, ministre en charge de l'Entreprise.

"Chaque penny sera utilisé pour rembourser notre dette publique", a encore promis George Osborne, le Chancelier de l'Échiquier.

L'Etat a au total tiré 3,3 mrd GBP de la privatisation. L'introduction en Bourse avait toutefois été critiquée, certains accusant le gouvernement d'avoir bradé le groupe public, dont la valeur a ensuite flambé sur le marché.

La Cour des comptes britannique (NAO) avait ainsi jugé que le gouvernement n'avait alors pas vendu les actions assez cher, au détriment du contribuable.

Le Syndicat des travailleurs de la communication (CWU) a estimé pour sa part que la vente du solde de la part de l'Etat était "une honte". Le gouvernement conservateur "a prouvé que tout ce qui l'intéresse est le dogme de la privatisation et de rendre les riches encore plus riches - même quand cela met en danger des services publics", a jugé son secrétaire général, Dave Ward.

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