Bilan

L'économie suisse doit se préparer à une période difficile

L'économie suisse doit se préparer à une période difficile mais la Confédération devrait renouer avec la croissance au second semestre, a indiqué le président de la BNS.

"Notre économie doit se préparer à affronter une période difficile", a dit M. Jordan selon le texte de son discours prononcé à l'assemblée générale de la Fédération horlogère à Lausanne.

Crédits: Keystone

L'économie suisse doit se préparer à une période difficile, en raison de l'abandon du cours plancher en début d'année, mais la Confédération devrait renouer avec la croissance au second semestre, a indiqué jeudi le président de la Banque nationale suisse (BNS) Thomas Jordan. L'institut d'émission continuera d'intervenir pour atténuer l'appréciation du franc.

"Notre économie doit se préparer à affronter une période difficile", a dit M. Jordan selon le texte de son discours prononcé à l'assemblée générale de la Fédération horlogère à Lausanne.

L'économie suisse "devrait renouer avec une croissance positive au second semestre", a-t-il ajouté, précisant toujours tabler sur une croissance du produit intérieur brut (PIB) de près de 1% cette année. L'inflation, actuellement en territoire négatif, devrait redevenir positive début 2017. Le PIB de la Suisse s'est contracté de 0,2% au premier trimestre 2015 par rapport au trimestre précédent.

M. Jordan a cependant averti que "les perspectives conjoncturelles dans le monde entier restent entachées de risques considérables".

FRANC TOUJOURS SURÉVALUÉ

Après l'abandon du taux plancher mi-janvier, "le franc est dans l'ensemble nettement surévalué", a-t-il souligné, réitérant la disposition de la BNS d'"intervenir sur le marché des changes" et d'appliquer un taux d'intérêt négatif pour lutter contre le renchérissement du franc. La monnaie suisse s'est appréciée de près de 13% face à l'euro depuis le 14 janvier.

L'abolition du taux plancher, introduit en septembre 2011, a été largement critiqué par les milieux politiques et économiques. Mais M. Jordan a rappelé qu'"il a toujours été clair que l'introduction du cours plancher (...) comportait des risques élevés. Depuis le début de la crise, nos actifs ont plus que quintuplé" faisant de la Suisse le pays qui s'est le plus exposé sur le plan de la politique monétaire.

Repousser la fin du cours plancher "aurait entraîné une véritable explosion de la demande de francs. Nous aurions risqué de perdre le contrôle de notre politique monétaire et aurions malgré tout dû supprimer le cours plancher par la suite, dans des conditions encore plus défavorables", a ajouté le patron de la BNS.

L'économie suisse devrait être capable de relever le défi, cette dernière étant en mesure de s'adapter aux nouveaux défis. "Même dans des conditions de change défavorables, il est possible de faire progresser les exportations. La diversification géographique est fondamentale", a insisté M. Jordan.

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