Bilan

L'économie est prioritaire, selon le patronat britannique

Le patronat britannique appelle à une période de transition qui permettrait au Royaume-Uni de continuer de bénéficier des avantages liés à l'appartenance au marché unique et à l'union douanière

Le patronat voudrait aussi que le pays reste couvert par les accords de libre-échanges déjà conclus par l'UE.

Crédits: Reuters

Le patronat britannique a appelé Londres à mettre l'économie en tête des priorités lors des négociations du Brexit qui s'ouvrent lundi avec Bruxelles.

"Nous appelons ensemble le gouvernement à mettre l'économie en premier au moment où il entame les négociations formelles sur le départ du Royaume-Uni de l'Union européenne", ont expliqué dans une lettre ouverte les dirigeants de cinq organisations patronales (British Chambers of Commerce, CBI, EEF, Federation of Small Businesses et Institute of Directors).

Le ministre britannique du Brexit, David Davis, et le négociateur en chef pour la Commission européenne, Michel Barnier, vont lancer lundi à Bruxelles les discussions du Brexit - demandé par près de 52% des Britanniques lors d'un référendum organisé il y a un an.

"La communauté des affaires accepte entièrement cette décision", rappellent les signataires, bien que les milieux d'affaires n'aient pas caché, avant ce vote, leur souhait majoritaire d'un maintien du Royaume-Uni dans l'UE.

Pour que ce départ se passe au mieux pour l'économie du pays, le patronat appelle à une période de transition qui permettrait au Royaume-Uni de continuer de bénéficier des avantages liés à l'appartenance au marché unique et à l'union douanière "jusqu'à ce qu'un accord définitif soit conclu et mis en place".

Il demande aussi qu'un accord soit trouvé "rapidement" pour fournir "des assurances" aux 3,6 millions de citoyens européens résidant au Royaume-Uni, ainsi qu'aux 1,2 million de Britanniques installés dans les 27 autres pays de l'UE.

Concernant l'accord final, le patronat appelle entre autres à "un commerce des biens sans barrière tarifaire" entre le Royaume-Uni et l'UE et à un système "d'équivalence et de reconnaissance mutuel des normes" entre les deux parties pour favoriser les échanges de biens et de services - y compris les services financiers chers à la City de Londres.

Le patronat voudrait aussi que le pays reste couvert par les accords de libre-échanges déjà conclus par l'UE.

La Première ministre conservatrice Theresa May martèle depuis des mois que le Royaume-Uni quittera le marché unique et l'union douanière, dans le cadre d'un Brexit qualifié de "dur" dont la perspective n'enchante guère les milieux d'affaires.

Mais le revers électoral de Mme May aux législatives l'a mise en position de faiblesse et la position de l'exécutif britannique pourrait évoluer au gré des rapports de force au sein du Parti conservateur et vis-à-vis des travaillistes, sortis renforcés des élections et favorables dans l'ensemble à une approche plus "douce" du Brexit.

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