Bilan

L'aventure de Solar Impulse en 10 chiffres

L'avion solaire Solar Impulse piloté par Bertrand Piccard et André Borschberg vient de boucler son tour du monde sans une goutte de carburant. Retour en dix chiffres sur un exploit technologique et humain du XXIe siècle.
  • En à peine plus d'un an, Bertrand Piccard et André Borschberg ont réussi leur exploit et réalisé l'une des aventures humaines et technologiques les plus enthousiasmantes du XXIe siècle.

    Crédits: Image: AFP
  • 17: soit le nombre d'étapes pour le tour du monde, entre le 9 mars 2015 et le 26 juillet 2016, d'Abou Dabi à Abou Dabi. Au palmarès des pays ayant connu le plus d'escales figurent les Etats-Unis avec 7 étapes (de Honolulu à New York), la Chine et l'Inde (2 chacune) et les Emirats Arabes Unis (le départ et l'arrivée). Les autres pays n'ont connu qu'une seule escale: Oman, Birmanie, Japon, Espagne et Egypte.

    Crédits: Image: Solar Impulse
  • 170 millions de dollars: soit la somme levée par les initiateurs et porteurs du projet Solar Impulse auprès de mécènes, sponsors, partenaires et soutiens divers. Bertrand Piccard explique même dans un post de blog l'importance du temps passé à convaincre ses interlocuteurs.

    Crédits: Image: Solar Impulse
  • 17'248: soit le nombre total de cellules photovoltaïques équipant l'appareil Solar Impulse 2 qui a réalisé le tour du monde; ces cellules étaient disposées sur la face supérieure des ailes de l'avion, dont l'envergure est de 72m.

    Crédits: Image: Solar Impulse
  • 3,8m2: soit la surface habitable de la cabine de l'appareil Solar Impulse 2. Prévue pour un seul pilote, elle comporte un siège transformable en couchette avec toilettes intégrées.

    Crédits: Image: Solar Impulse
  • 90 et 60km/h: soit les vitesses de croisière pour le jour et la nuit; l'appareil s'alimentant au soleil, il dépend de la lumière qu'il reçoit pour recharger ses batteries qui alimentent quatre moteurs électriques de 17,5ch chacun.

    Crédits: Image: Solar Impulse
  • 150: soit le nombre total de personnes occupées dans le projet directement, des équipes de recherche à la communication. La montée en puissance a été progressive avec quatre cofondateurs en 2003, 70 collaborateurs en 2012 et jusqu'à 150 personnes en juillet 2016.

    Crédits: Image: Solar Impulse
  • 2300kg: soit le poids total de l'appareil (hors pilote), l'équivalent d'une grosse automobile type SUV. Sur ces 2300kg, près de 400 sont liés aux batteries qui emmagasinent l'énergie produite par les rayons du soleil. Pour limiter le poids, plusieurs années de recherches ont été nécessaires.

    Crédits: Image: Solar Impulse
  • 8500m (ou 28'000 pieds): soit l'altitude de croisière maximale pour Solar Impulse 2; mais cette altitude variait en fonction de l'heure et donc de l'ensoleillement, l'avion étant à son altitude maximale en pleine journée et descendant ensuite jusqu'au milieu de la nuit.

    Crédits: Image: Solar Impulse
  • 2: soit le nombre de pilotes aux manettes de l'appareil; Bertrand Piccard et André Borschberg se son relayés dans la cabine, le premier affichant 9 étapes pour 22'441km et 266h51mn de vol, tandis que le second cumule 8 étapes pour 18'203km et 276h16mn de vol.

    Crédits: Image: Solar Impulse
  • -20°C: les deux pilotes ont eu à endurer plusieurs heures durant chacun des températures extrêmes dans un cockpit non pressurisé et non chauffé; les températures les plus froids ont été atteintes certaines nuits à haute altitude quand ils survolaient des massifs montagneux et ne pouvaient donc pas revenir à des altitudes plus basses.

    Crédits: Image: Solar Impulse

Un peu moins d'un an et demi pour faire le tour de la planète par les airs sans consommer une seule goutte de carburant. En venant à bout de leur audacieux pari, Bertrand Piccard et André Borschberg, avec toute l'équipe Solar Impulse, ont prouvé que l'aventure n'est pas morte au XXIe siècle. Pendant 16 mois, toute la planète aura vibré au rythme de leurs traversées des océans, survols des continents, pannes et ennuis techniques parfois, soucis de santé à d'autres moments, mais surtout en réalisant que l'énergie photovoltaïque devient une alternative crédible peu à peu, même dans des domaines où peu l'imaginaient voici quelques années encore.

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Certes, il faudra sans doute plusieurs décennies encore et pas mal de progrès technologiques avant d'imaginer un Airbus A320 ou un Boeing 777 n'utilisant que l'énergie solaire pour effectuer des vols longs-courriers. Même l'aéronef développé par les ingénieurs suisses a vu son plan de route retardé de plusieurs mois. Cependant, les avancées permises par le projet Solar Impulse et l'appareil Solar Impulse 2 devrait avoir des répercussions positives à long terme dans la vie quotidienne de tout-un-chacun. De la même manière que les innovations développées dans l'univers de la Formule 1 se retrouvent quelques années plus tard dans les voitures de série des familles du monde entier. L'infographie ci-dessous, réalisée par nos confrères du Huffington Post, résume les principales avancées attendues.

De plus, Solar Impulse est bien plus qu'un aéronef et un vol de quelques mois. Le projet mobilise des dizaines d'ingénieurs depuis de nombreuses années dans des domaines très variés. Mais également des médecins pour suivre la santé des pilotes et leur état de forme pendant l'aventure. Des partenaires ont aussi été mobilisés, aussi bien en Suisse qu'aux Etats-Unis ou en France, pour soutenir l'aventure. Au final, ce sont des centaines de personnes qui ont été impliquées dans le projet.

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Pour Bertrand Piccard, après la course transatlantique en ballon voici 24 ans et le tour du monde en ballon avec Breitling Orbiter (avec Brian Jones), Solar Impulse constitue un nouvel exploit associant la composante humaine et la dimension technologique. Une double facette que le champion d'Europe de voltige en deltaplane 1985 et chercheur universitaire maîtrise à merveille.

 

Matthieu Hoffstetter
Matthieu Hoffstetter

JOURNALISTE À BILAN

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Titulaire d'une maîtrise en histoire et d'un Master de journalisme, Matthieu Hoffstetter débute sa carrière en 2004 au sein des Dernières Nouvelles d'Alsace. Pendant plus de huit ans, il va ensuite couvrir l'actualité suisse et transfrontalière à Bâle pour le compte de ce quotidien régional français. En 2013, il rejoint Bilan et se spécialise dans les sujets liés à l'innovation, aux startups, et passe avec plaisir du web au print et inversement. Il contribue également aux suppléments, dont Bilan Luxe. Et réalise des sujets vidéo sur des sujets très variés (tourisme, startups, technologie, luxe).

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