Bilan

L'Asie-Pacifique veut sauver le partenariat transpacifique

Les onze pays restants du partenariat transpacifique (TPP) se sont réunis mercredi au Chili pour tenter de sauver le traité malgré le départ des Etats-Unis.

Négocié sous Barack Obama, le TPP prévoyait la levée des barrières douanières, des normes communes et le respect du droit du travail.

Crédits: AFP

Les pays de la zone Asie-Pacifique se sont réunis mercredi au Chili pour tenter de sauver le principe du partenariat transpacifique (TPP), malgré le départ en janvier des Etats-Unis sous l'impulsion de Donald Trump.

Afin de ne pas tirer un trait sur des années de négociations, les onze pays restants du TPP, plus la Chine et la Corée du Sud également invités, ont cherché durant deux jours les moyens de poursuivre l'intégration régionale. Cette zone à cheval sur les deux rives du Pacifique est l'une des plus dynamiques du globe et représente 40% de l'économie mondiale.

"Nous avons décidé d'aller de l'avant tous ensemble", a déclaré le ministre mexicain des Affaires étrangères Luis Videgaray lors d'une conférence de presse.

"Le retrait d'un membre très important du TPP nous ouvre de nouvelles opportunités", a ajouté M. Videgaray, dont le pays cherche à diversifier ses débouchés commerciaux pour réduire sa dépendance aux Etats-Unis, alors que le nouveau président américain va renégocier le traité de libre-échange Aléna unissant les trois nations d'Amérique du Nord.

Négocié sous la présidence de Barack Obama, qui avait fait de la région Asie-Pacifique une de ses priorités géostratégiques et économiques, le TPP prévoyait la levée des barrières douanières et de celles non-tarifaires, comme l'ouverture des appels d'offres aux entreprises étrangères, des normes communes pour le commerce électronique et les services financiers et le respect du droit du travail selon les normes de l'OIT.

Cet accord commercial concernant 12 pays de la région devait également servir à contrer l'influence de la Chine, qui semble désormais avoir un boulevard devant elle.

Mais en retirant les Etats-Unis du TPP à son arrivée à la Maison Blanche en janvier, Donald Trump a tiré un trait sur cet accord commercial qui nécessitait pour entrer en vigueur l'approbation du Congrès américain.

M. Trump avait dénoncé pendant sa campagne un accord "terrible" qui "viole" les intérêts des travailleurs américains.

Le chef de la diplomatie chilienne, Heraldo Munoz, a expliqué que cette réunion avec ses homologues visait à "rassurer" dans un contexte international "incertain à cause des tendances protectionnistes dans certaines parties du monde".

Concernant une nouvelle mouture du TPP avec la Chine à la place des Etats-Unis, les participants ont refusé de s'avancer à ce point. "Le TPP est déjà défini. Il reviendra à la Chine de décider si elle peut, en lien avec sa stratégie, rejoindre la discipline du TPP", a expliqué à l'AFP le ministre mexicain de l'Economie Ildefonso Guajardo.

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info


Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."