Bilan

L'année 2014 a connu moins de catastrophes naturelles

L'année 2014 aura vu le bilan des catastrophes naturelles marquer le pas par rapport à 2013: moins de victimes et des factures moins élevées, selon l'assureur Munich Re, qui confirme le rapport de Swiss Re.
  • Les épisodes climatiques extrêmes ont été moins meurtriers et moins coûteux en 2014 qu'en 2013.

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  • Les catastrophes naturelles (ici l'ouragan Sandy) ont un coût humain et financier très lourd, mais 2014 a vu le nombre de victimes et le montant des dégâts baisser au niveau mondial.

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  • La cartographie des épisodes climatiques extrêmes de l'année 2014 par Munich Re.

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Près de trois fois moins de victimes: 7700 contre 21'000. L'année 2014 aura été moins meurtrière que 2013. C'est le bilan que tire l'assureur allemand Munich Re dans son rapport annuel paru en fin de semaine dernière. Ce dernier vient confirmer la tendance déjà observée voici quelques semaines par Swiss Re.

Certes, les chiffres données par l'allemand, n°1 mondial de l'assurance et réassurance, et ceux données par le suisse, n°2 mondial du secteur, ne sont pas les mêmes: 7700 personnes décédées du fait de catastrophes naturelles en 2014 selon Munich Re, contre 11'000 victimes recensées par Swiss Re. Les estimations des coûts financiers se rejoignent quant à elles autour de 110 à 115 milliards de dollars.

Un nombre de victimes divisé par trois

Les deux géants mondiaux du secteur se retrouvent également pour voir une baisse de l'impact, tant humain que financier, des catastrophes naturelles entre 2013 et 2014: Munich Re avait compté 21'000 victimes des épisodes climatiques exceptionnels en 2013, et Swiss Re en avait comptabilisé 27'000. Les deux ont donc vu le nombre de personnes décédées pratiquement divisé par trois.

Sur le moyen terme, cette baisse est encore plus importante: sur la décennie écoulée, le n°2 mondial calculait une moyenne de 188 milliards de dollars de dégâts chaque année et le n°1 mondial à 190 milliards de dollars. L'année 2014, qui n'a notamment connu que huit tempêtes tropicales (contre 11 par an en moyenne sur la décennie écoulée), confirme donc une tendance à l'accalmie.

Cette période de relatif calme dans les épisodes extrêmes liés au climat pourrait s'expliquer par un phénomène El Nino moins virulent que les précédents. ce courant cyclique pluriannuel qui naît dans l'océan Pacifique au large de l'Amérique du Sud a un impact planétaire, détournant des tempêtes, influant directement sur les conditions météorologiques de tous les pays riverains du Pacifique, et indirectement sur le reste de la planète. De nombreux climatologues pointent son rôle dans le déclenchement de catastrophes naturelles (typhons en Asie, ouragans et cyclones en Amérique, sécheresse ailleurs sur la planète).

L'exemple de Hudhud en Inde

Or, il semble que l'épisode El Nino actuellement en cours soit moins intense que ceux observés ces dernières décennies: les eaux du Pacifique s'étant moins réchauffées, de nombreuses tempêtes ont pu être évitées.

Cependant, ce El Nino moins intense n'aurait pas été sans aucune conséquence quand même. Ainsi, en Inde, la tempête Hudhud a ravagé la côte de l'Andra Pradesh à la mi-octobre, causant pour plus de 7 milliards de dollars de dégâts. Mais un dispositif d'alerte et d'évacuation de la population avait permis de limiter le nombre de victimes à 84 personnes. Une tempête survenue un an avant au même endroit avait fait 6000 morts. Ce qui explique la différence de bilan: le système d'évacuation ainsi que la moindre intensité des deux épisodes, sans doute attribuable à un El Nino moins intense.

Matthieu Hoffstetter
Matthieu Hoffstetter

JOURNALISTE À BILAN

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Titulaire d'une maîtrise en histoire et d'un Master de journalisme, Matthieu Hoffstetter débute sa carrière en 2004 au sein des Dernières Nouvelles d'Alsace. Pendant plus de huit ans, il va ensuite couvrir l'actualité suisse et transfrontalière à Bâle pour le compte de ce quotidien régional français. En 2013, il rejoint Bilan et se spécialise dans les sujets liés à l'innovation, aux startups, et passe avec plaisir du web au print et inversement. Il contribue également aux suppléments, dont Bilan Luxe. Et réalise des sujets vidéo sur des sujets très variés (tourisme, startups, technologie, luxe).

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