Bilan

L’ancien banquier Richard de Tscharner expose chez Sotheby’s

L’ex-associé de Lombard Odier installé depuis quelques mois à Dubaï expose durant deux semaines chez Sotheby’s à Genève.
  • L'ancien banquier devenu photographe Richard de Tscharner parcourt le monde pour immortaliser les paysages.

  • Raindrops.

  • Le photographe travaille en argentique et noir et blanc. Dune.

  • En quittant la banque, il parcourt le monde durant 108 jours pour découvrir la beauté de la nature et de ses paysages. Tombes blanches.

«Genève n’est plus ce qu’elle était, soit une ville propre, sûre et tranquille». Cette appréciation, Richard de Tscharner, 70 ans, en a tiré les conséquences en faisant ses valises, avec son épouse de 34 ans et leurs deux filles de 3 et 5 ans en début d’année, direction Dubaï. Climat, sécurité et propreté sont l’apanage de la ville des Emirats arabes unis selon l’ancien banquier privé qui considère l’endroit comme «une ville d’avenir, complémentaire avec la Suisse et l’Europe, marquées par leur passé».

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Pourtant, c’est bien dans la ville du bout du lac que le Bernois d’origine est venu inaugurer sa nouvelle exposition de photographies consacrée aux paysages. Et plus exactement chez Sotheby’s, en plein cœur du quartier des banques, qu’il a justement quitté, voilà un peu plus de dix ans. C’est, en effet, comme simple stagiaire qu’il commença chez Lombard Odier avant de grimper les échelons – avec l’aide notamment de son mentor de l’époque, Yves Oltramare - et finir associé gérant de la plus ancienne banque privée genevoise.

Des photographies vendues au profit d'une fondation

Pourtant, après 35 années passées au service de l’établissement financier, approchant la soixantaine, Richard de Tscharner rêve d’autre chose. Il choisit, ainsi, de mettre un terme à sa carrière bancaire pour profiter de l’une de ses passions, la photographie. Il commence par faire le tour du monde durant 108 jours accompagné d’un guide de montagne, une expérience qui changera à jamais sa perception du monde.

C’est pourtant déjà lors d’un voyage au Mali, quelques années plus tôt, qu’il ressortira pour la première fois ses appareils. «J’avais envie d’immortaliser l’atmosphère qui y régnait», raconte l’ancien banquier. Par la suite, ses photographies allaient aussi servir, à travers la fondation Carène qu’il a créée, à aider les défavorisés du monde. En effet, cette dernière, alimentée par les recettes des ventes des tirages, soutient l’éducation et le respect des traditions dans les pays en développement.

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C’est principalement des paysages en noir et blanc que Richard de Tscharner immortalise avec ses appareils de photos argentiques depuis bientôt 20 ans. Toujours ce même attachement aux traditions. «Mon travail n’est pas révolutionnaire, c’est donc normal que cela prenne du temps pour percer», admet le photographe. «Mon ambition est avant tout de mettre en évidence la beauté de notre planète tout en pointant la souffrance que celle-ci a subit pour aboutir là où elle est».

«Toujours eu la joie de vivre»

Ses images représentent ainsi des terres arides, des boules de glace ou encore l’érosion de roches aux quatre coins du monde. Prochain projet de celui qui a «toujours eu la joie de vivre» malgré les vicissitudes de la vie: immortaliser les cols alpins en Suisse, raconter la vie qui s’y déroule, leurs enjeux, leur histoire. «Sans le pont du diable, la Suisse n’existerait pas», explique l’artiste philosophe attaché aux racines. Ce dernier se donne quatre ans pour terminer son travail.

Pour ceux qui souhaitent découvrir l’exposition de Richard de Tscharner, celle-ci est ouverte au public chez Sotheby’s, 2 rue François Diday, tous les jours jusqu’au 25 septembre. 22 œuvres sont limitées à quatre exemplaires de différents formats pour des prix variant entre 3500 et 18'000 francs. L’intégralité des bénéfices est reversée à la Fondation Carène qui fonde des projets d’éducation et de préservation culturelle autour du monde.

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