Bilan

L'Amérique latine attire de moins en moins d'investissements étrangers

Les investissements étrangers directs (IED) dans 16 pays d'Amérique latine et des Caraïbes ont chuté de 21% sur un an au premier semestre.

Les investissements ont atteint 88,717 milliards de dollars, pâtissant de moindres dépenses dans le secteur des mines et des hydrocarbures, surtout au Brésil, selon Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes (Cepal), un organisme de l'ONU dont le siège se trouve à Santiago du Chili.

Crédits: AFP

Les investissements étrangers directs (IED) dans 16 pays d'Amérique latine et des Caraïbes ont chuté de 21% sur un an au premier semestre, a annoncé jeudi une commission de l'ONU, alors que la région est en plein ralentissement économique.

Ces investissements ont atteint 88,717 milliards de dollars, pâtissant de moindres dépenses dans le secteur des mines et des hydrocarbures, surtout au Brésil, selon Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes (Cepal), un organisme de l'ONU dont le siège se trouve à Santiago du Chili.

Les flux d'IED avaient déjà baissé de 16% sur l'ensemble de 2014, une tendance qui s'est donc poursuivi au premier semestre 2015, dans un contexte de ralentissement général en Amérique latine.

Entre janvier et juin, la Cepal a constaté une "chute des investissements dans le secteur minier et les hydrocarbures en raison de la réduction des prix internationaux, du ralentissement de la Chine et du recul du PIB dans la région, en particulier au Brésil".

Dans ce pays, première économie de la région et septième économie mondiale, les investissements étrangers directs ont chuté de 36% entre janvier et août, dans un contexte de "chute de la demande interne" et de "perspectives négatives de croissance".

La Commission économique table sur une baisse du PIB des économies latino-américaines en 2015, de 0,3%, pour la première fois depuis 2009, en raison de la mauvaise santé de la Chine qui achète moins de matières premières.

En présentant ces prévisions, début octobre, elle avait notamment appelé la région, autrefois saluée pour sa forte croissance, à "dynamiser les investissements", "pour inverser l'actuel ralentissement de l'économie et pour retrouver une croissance soutenue et durable".

Pour se relever de cette crise, la région "doit lancer une transition vers un nouveau modèle de croissance qui s'appuie moins sur les matières premières et plus sur d'autres secteurs de l'économie, comme la productivité et les investissements", estimait il y a peu Alejandro Werner, chef du département Amérique latine au FMI, interrogé par l'AFP.

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