Bilan

JOJ: une bulle pour les performances du grand public

Les Jeux Olympiques de la Jeunesse ont officiellement été lancés ce jeudi 9 janvier. L’occasion pour l’EPFL, l’UNIL, le CHUV et l’HESAV de présenter leur programme «Health For Performance». Il s’agit d’un lieu abritant divers exercices. Tous ont pour but de faire prévention et amélioration de la condition physique.

Un jeune hockeyeur s'est prêté à l'exercice final. Vitesse du puck? 80 km/h.

Crédits: DR

Des athlètes russes, allemands ou suisses se croisent entre la gare de Renens et la patinoire de Malley. Lausanne est plus que jamais la capitale olympique en ce moment. Les Jeux Olympiques de la Jeunesse ont débuté par une cérémonie d’ouverture ce jeudi 9 janvier. Lausanne 2020 permettra à plus d’une centaine d’athlètes helvétiques de se mesurer aux autres pays.

Au menu, il y a du patinage de vitesse, du biathlon ou encore du hockey sur glace. En marge de cela, plusieurs acteurs du monde sportif et académique ont créé un endroit destiné au grand public. Une structure contient différents postes, tous avec des exercices différents. L’école polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), l’Université de Lausanne (UNIL), la Haute école de Santé de Vaud (HESAV) ainsi que le Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) se sont associés pour mettre en place les stands.

Equilibre, souplesse et slapshot

Après une brève introduction, le participant commence par créer son avatar numérique. Pour cela, il se fait scanner, en 3D, dans une machine. Cet avatar le suivra tout au long des exercices. Il y a des jeux d’équilibre, où l’on est un panda qui fait du saut à ski, de la réalité virtuelle pour simuler une commotion cérébrale, un tapis et une caméra pour s’essayer aux squats – avec correction de position.

Il y a aussi des films pour la prévention des blessures ou de l’addiction, une mesure de souplesse. Pour terminer le parcours et mettre en œuvre ce qui a été appris, il faut prendre sa canne et réaliser  un slapshot dans un but de hockey. Là, un compteur de vitesse indique la vitesse du puck. La démonstration a été réalisée par des jeunes membres du Lausanne Hockey Club (LHC). «Nous aurions pu finir les ateliers par un service de tennis, mais nous sommes près de la patinoire alors un tir de hockey semblait convenable», affirme l’un des membres du comité.

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Nul besoin d’être un athlète aguerri pour s’essayer aux activités. Si les sportifs réalisent généralement de meilleures performances, les étudiants formés proposent des comparaisons avec des moyennes globales de la population.

Autrement dit, les résultats sont comparés à des humains moyens, et non à des sportifs d’élite. «On veut montrer que même descendre un arrêt de bus plus tôt peut aider» affirme un membre de la HESAV. Il reconnaît que la population suisse souffre moins que dans certains autres pays, mais les efforts doivent se poursuivre. Pour Pascal Vuillomenet, strategic project manager au sein de l’EPFL, tout le monde peut participer. «Chaque personne a un certain potentiel» affirme-t-il.

Le Vortex adapté

Un tel centre existe déjà au Vortex, ce centre de logements pour étudiants à l’Université de Lausanne. L’endroit s’est d’ailleurs mué en centre névralgique pour les équipes des JOJ. Il compte un endroit d’entraînement des

jeunes athlètes d’élite. Toutefois, les modules installés vers la Vaudoise Aréna ont été adaptés pour un public plus large, moins d’élite. «C’est la Haute école de Santé qui a amené cette touche.» précise Olivier Mutter, chef de projet au sein de l’Institut des Sports de l’UNIL. Sa représentante, Aline Guberan, a notamment fait partie du comité de pilotage. Elle raconte : «Je ne dirais pas que c’était facile à mettre en place» nuance-t-elle. «Tout le monde a bien travaillé et a pu proposer des idées pour que l’ensemble soit cohérent.» L’installation va rester durant tout l’événement, du 9 au 22 janvier. En 2021, ces prestations seront présentes dans le bâtiment «Smart Training» qui va être construit au sein du centre sportif UNIL/EPFL. Là encore, toute la population y aura droit.

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Rebecca Garcia

JOURNALISTE À BILAN

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Rebecca Garcia a tout juste connu la connexion internet coupée à chaque téléphone. Elle a grandi avec la digitalisation, l’innovation et Claire Chazal. Elle fait ses premiers pas en journalisme sportif, avant de bifurquer par hasard vers la radio. Elle commence et termine ensuite son Master en journalisme et communication dans son canton de Neuchâtel, qu’elle représente (plus ou moins) fièrement à l’aide de son accent. Grâce à ses études, elle découvre durant 2 mois le quotidien d’une télévision locale, à travers un stage à Canal 9.

A Bilan depuis 2018, en tant que rédactrice web et vidéo, elle s’intéresse particulièrement aux nouvelles technologies, aux sujets de société, au business du sport et aux jeux vidéo.

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