Bilan

Johann Schneider-Ammann estime Trump et Clinton pareils

Donald Trump et Hillary Clinton ont tous deux bataillé contre l'accord avec le Mexique et le Canada et contre le Partenariat transpacifique (TPP), a rappelé le président de la Confédération.

Pour la Suisse, qui gagne un franc sur deux avec ses exportations, "le protectionnisme n'est pas une option", dit le président de la Confédération. 

Crédits: Keystone

"Le libre-échange n'avait aucune chance d'être dans le camp des vainqueurs" à la présidentielle américaine. Johann Schneider-Ammann a estimé lundi à Genève que la Suisse ne pouvait se permettre ce protectionnisme affiché.

Donald Trump et la candidate démocrate battue Hillary Clinton ont tous deux bataillé contre l'accord avec le Mexique et le Canada et contre le Partenariat transpacifique (TPP), a rappelé le président de la Confédération. Dans un discours, il a estimé que le succès du premier confirmait "la justesse de cette stratégie électorale" contre la globalisation.

Le principe "était exactement le même lors du Brexit", a-t-il relevé. Il estime possible une victoire du Front national en France. "En Occident, la défense économique" du territoire national est devenue un argument politique qui répond "aux frustrations de nombreux électeurs".

Pour la Suisse, qui gagne un franc sur deux avec ses exportations, "le protectionnisme n'est pas une option", dit le président de la Confédération. Elle n'a d'autre choix que le libre-échange qui passe de plus en plus par l'Asie, d'autant plus que les incertitudes actuelles risquent d'étendre le problème du franc fort. Elle doit aussi garantir la libre circulation des personnes.

Evoquant la relation entre l'Union européenne et la Suisse, il a précisé qu'"il faut savoir équilibrer". "De larges pans de la population" doutent des apports de la globalisation. De même que de la numérisation de l'économie, qui provoque des incertitudes.

La plupart des pays du monde peinent encore à prendre la mesure de la transformation des entreprises industrielles en sociétés de services. Et de l'arrivée de plateformes comme Uber.

Le prochain rapport sur la politique économique extérieure de la Suisse doit évoquer cette question, a affirmé le chef du Département fédéral de l'économie (DEFR). Il a aussi ciblé la Russie dont la vision politique "n'est pas favorable au développement de relations économiques apaisées".

La Suisse doit poursuivre l'adaptation de l'agriculture aux marchés internationaux ouverts, selon lui. Elle doit oeuvrer dans la formation, la recherche et l'innovation. Le président de la Confédération a rendu hommage à Luzius Wasescha, ancien délégué du Conseil fédéral aux accords commerciaux, décédé récemment.

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