Bilan

Hirslanden mise sur la médecine du sport avec son nouveau centre

Hirslanden Clinique La Colline a inauguré jeudi son tout nouveau centre dédié à la médecine du sport à Genève. Une entrée dans un secteur en plein boom au bout du lac.

Le centre réunit tous les spécialistes du sport sous un même toit (médecins, diététiciens, physiothérapeutes).

Crédits: CMSE

Sur les hauteurs de Champel, à l’abri des regards, un bâtiment ultramoderne et écologique a surgi de terre. Il s’agit du Centre de Médecine du Sport et de l’Exercice (CMSE) de Hirslanden Clinique La Colline, inauguré en grandes pompes ce jeudi à Genève. Il aura fallu quatre ans pour que ce «village» de 800m2 puisse se concrétiser. Réunissant tous les spécialistes du sport sous un même toit (médecins, diététiciens, physiothérapeutes), ce nouveau centre fait son entrée sur un marché genevois déjà bien couvert.

Besoin croissant d’une médecine du sport

Selon l’Observatoire Suisse du sport, la moitié de la population helvétique pratique un sport régulièrement. Un constat qui se vérifie au regard du nombre de fitness qui ouvrent leurs portes sur le sol genevois. Mais pas seulement. Les établissements médicaux privés ont eux aussi flairé le bon filon. La demande d’accompagnement et de prise en charge médicale dans la pratique sportive étant sans cesse en croissance.

Patrick Petitjean, physiothérapeute du CMSE explique cet engouement pour l’activité sportive par une forte médiatisation. «Le sport est en vogue depuis une décennie, autrefois il était réservé à une élite mais désormais il y a une prise de conscience collective, comme quoi cette pratique peut être tout public.»

Une prise de conscience qui pousse à se surpasser, selon le professeur Jacques Menetrey, co-fondateur du centre et spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie. «Ces dernières années, j’ai été frappé par le nombre de personnes qui se sont lancées dans l’exercice de la course à pied et de marathons, indique-t-il. Il n’y a qu’à voir le nombre grandissant de participants aux courses populaires. De nos jours, les gens se fixent des objectifs très exigeants comme des athlètes d’élite. Alors qu’auparavant, le sport ne représentait qu’un simple loisir.»

Le résultat d’un monde de plus en plus dématérialisé et hyper assisté d’après le médecin. «Nous sommes arrivés à un tel niveau de sédentarité que pour compenser, nous nous sommes tournés vers le sport, ajoute-t-il.»

La Clinique La Colline se lance à son tour

Cette tendance, Stéphan Studer, Regional Operating Officer du groupe Hirslanden et co-fondateur du CMSE, l’avait pressentie. «Le sport va de pair avec la santé, c’est indéniable, commente cet ancien arbitre international de football. Quand j’ai été engagé par le groupe, je ne comprenais pas qu’une clinique comme celle-ci, spécialisée en traumatologie et en orthopédie, ne soit pas encore dotée d’un tel centre.»

Aujourd’hui, ravi du résultat de ces quatre années de mise en œuvre du projet, Stéphan Studer se dit prêt à faire face à la concurrence genevoise. «Le pire pour un sportif c’est de jongler d’un spécialiste à l’autre, affirme-t-il. Ici, tout est réuni au même endroit et grâce à cette intelligence collective, nous offrons au patient non pas un regard sur son cas, mais une association de diagnostics pour une meilleure thérapie.»

Le terme «sportif» est d’ailleurs à prendre au sens large. En effet, le CMSE ne se consacre pas seulement à une clientèle d’athlètes d’élite mais également aux amateurs. Le footballeur suisse Johan Djourou, parrain du centre, voit en cela un réel avantage. «Les personnes sont prises en charge comme des professionnels du sport, avec des spécialistes et des installations de qualité, affirme le joueur.» Les seuls à proposer cette offre du côté de la rive gauche.

Le CMSE se laisse ainsi trois à sept ans pour pérenniser son affaire, puis se développer à d’autres endroits comme la Clinique des Grangettes. Reste à voir si le centre réussira à se faire une place sur ce marché en plein boom.

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Julie Müller

Journaliste

Lui écrire

Du Chili à la Corée du Sud, en passant par Neuchâtel pour effectuer ses deux ans de Master en journalisme, Julie Müller dépose à présent ses valises à Genève pour travailler auprès de Bilan. Quand cette férue de voyages ne parcourt pas le monde, elle se débrouille pour dégoter des mandats dans les rédactions de Suisse romande. Tribune de Genève, 24 Heures, L'Agefi, 20minutes ou encore Le Temps lui ont déjà ouvert leurs portes. Formée à tous types de médias elle tente peu à peu de se spécialiser dans la presse écrite économique.

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