Bilan

Guaido veut de la Suisse une action contre l'extraction d'or sauvage

Le président autoproclamé vénézuélien Juan Guaido souhaite que la Suisse oeuvre face à l'extraction illégale d'or en Amazonie. Jeudi au WEF à Davos, il a accusé ceux qui achètent cette ressource de financer un «conglomérat criminel» et des groupes armés.

La Suisse reste le principal marché mondial du commerce de l'or.

Crédits: Reuters

Interrogé sur ses attentes de la Suisse, M. Guaido a estimé devant quelques journalistes qu'il faut "stopper" ce trafic d'or et son financement qui alimente, selon lui, le gouvernement vénézuélien et des mouvements comme la guérilla de l'Armée de libération nationale (ELN) en Colombie. Un message qu'il avait également lancé à l'ensemble de la communauté internationale lors de son discours au Forum économique mondial (WEF).

La Suisse reste le principal marché mondial du commerce de l'or. Celui-ci constitue une composante importante dans les exportations du pays. Outre cette thématique économique, le président de l'Assemblée nationale vénézuélienne, reconnu par plusieurs dizaines de pays comme chef de l'Etat intérimaire, a appelé à ne pas abandonner son pays.

La «dictature» de Maduro

Il demande de l'aider à diriger le pays pour le rendre "libre" et "attaché aux droits de l'homme" face à la "dictature" du président Nicolas Maduro. "Des personnes sont emprisonnées parce que je suis venu ici" pour ce discours, a-t-il ajouté, déplorant la "persécution" contre les députés opposés au régime. La crise politique vénézuélienne a provoqué d'importantes tensions entre M. Maduro et le président américain Donald Trump qui considère M. Guaido comme chef de l'Etat.

De son côté, la Suisse reconnaît des Etats, pas des gouvernements. M. Guaido est "le légitime président du Parlement" vénézuélien, a affirmé jeudi devant la presse le conseiller fédéral Ignazio Cassis. "C'est dans ce rôle que nous l'accueillons" à Davos.

Après le début des tensions avec le Venezuela, les Etats-Unis avaient demandé à la Suisse de représenter leurs intérêts dans ce pays mais il faut toujours l'accord du gouvernement de Nicolas Maduro. Celui-ci "est prêt à donner son feu vert" mais seulement lorsque la question des intérêts vénézuéliens aux Etats-Unis sera réglée, a expliqué M. Cassis. Or, M. Maduro n'a pas demandé à la Suisse ni à aucun autre pays un tel mandat.

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