Bilan

Google a songé à quitter les Etats-Unis pour fuir la NSA

Le géant du Net a envisagé la possibilité de quitter les Etats-Unis dans le but de se soustraire à l’obligation de collaborer avec le Renseignement américain.
Eric Schmidt est un habitué des phrases percutantes.
Google digère mal de devoir comme toutes les entreprises américaines transmettre les informations personnelles de ses clients à l’agence nationale de sécurité (NSA).

Au point que le géant a envisagé un temps de délocaliser ses serveurs hors des Etats-Unis afin de préserver les données qu’ils contiennent des yeux du renseignement américain.

Et c’est Eric Schmidt, le puissant président du conseil d’administration de Google, qui l' dit vendredi 22 novembre à New York. «Nous y avons réfléchi, mais il y a beaucoup, beaucoup de raisons pour lesquelles il est impossible pour Google de quitter les Etats-Unis, même si c'est tentant», rapporte la chaîne CNBC. «C'est une idée intéressante, car les entreprises américaines sont sujettes à ces règles, le FISA (Foreign Intelligence Surveillance Act), le Patriot Act, et ainsi de suite, et cette surveillance gouvernementale est vraiment un problème.»

Google se dit «outré»

Non content d’être tenu de collaborer, Google est aussi la cible d’un espionnage «illégal» de la part de la NSA. «Nous sommes outrés», commente Eric Schmidt.

Le patron de Google est un habitué des phrases chocs. A quoi riment ses déclarations sur la délocalisation de Google? D’une part, il tente de rassurer les internautes en montrant qu’il défend leur vie privée. D’autre part, il fait pression sur les autorités américaines afin de calmer les espions et minimise du même coup l’impact du flicage en affirmant que Google peut vivre avec.

Mais sur le fond, ce sont des considérations économiques qui animent Schmidt. Google voit d’un mauvais œil l’émergence de «clouds souverains», concurrents directs et mieux armés dans le domaine de la protection des données, car implantés hors des Etats-Unis.



Le patron de Google n'a pas la langue dans sa poche

1/9 Eric Schmidt est un habitué des petites phrases qui font mouche: «Nous pouvons mettre un terme à la censure des Etats d'ici 10 ans.» (2013)
Image: Keystone

   


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