Bilan

Glion ouvre un restaurant gastronomique tenu par ses élèves

L’école de management hôtelier de Glion, désormais dotée d’une nouvelle directrice générale, Georgette Davey, lance une enseigne d’application sur son campus historique de Glion, sur les hauteurs de Montreux, pour renforcer l’apprentissage et les savoir-faire pratiques de ses étudiants.
  • Le nouveau restaurant doit ouvrir ses portes en janvier.

    Crédits: DR Glion
  • Il comptera plusieurs espaces -lounge bar, cocktail- pour permettre aux élèves de mettre en pratique leurs savoirs-faire.

    Crédits: DR Glion
  • La nouvelle enseigne sera nommée Bellevue - elle offre en effet un panorama imprenable du Léman.

    Crédits: DR Glion

Dès janvier, Le Bellevue ouvrira au public et accueillera les gastronomes à Glion, sur les hauteurs du lac, au-dessus de Montreux. A travers cette enseigne, l’école suisse de management hôtelier veut montrer qu’elle ne se résume pas à un campus au décor enchanteur. A l’instar de l’école hôtelière de Lausanne, qui a réussi à faire de son restaurant une adresse prisée, Glion cherche à renforcer sa pédagogie des arts pratiques et à développer ici un concept à part: un restaurant d’application haut de gamme géré par les élèves.

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En plus du restaurant, le lieu sera doté d’une boutique de fooding, d’un bar à cocktail et d’un lounge. L’investissement, pour ce lieu, s’avère conséquent: plusieurs millions  de francs, qui ont notamment permis le réaménagement du site historique de l’ancien Grand hôtel Bellevue de style belle époque et datant de la fin du 19ième siècle par les architectes Michel Gicquel et Natacha Froger.  

A terme, des luxurys outlets et une offre plus complète incluant soins de bien-être et de détente est même envisagée. Pour l’heure, deux sommeliers et quatre meilleurs ouvriers de France ont été recrutés. «Nous prévoyons également un service de voiturier. Nos étudiants vont ainsi pouvoir travailler dans un environnement global, et mettre en pratique leurs softs skills ou aptitudes interpersonnelles», explique Georgette Davey, désormais directrice générale de Glion Institute of Higher Education – après avoir notamment dirigé son campus londonien.

Rester à la pointe du luxe

Car l’objectif de l’école, désormais sous l’égide du nouveau groupe Sommet Education –propriété du fonds Eurazeo-, après avoir longtemps été intégré au groupe Laureate Education, est clair: «s’assurer que nos programmes soient à la pointe de l’industrie de luxe et de l’hospitality». Or, en la matière, les savoirs pratiques et l’excellence sont plus que jamais requis, pour disposer de professionnels ‘prêts-à-l’emploi’ dès la fin des études, y compris dans des secteurs exigeants, dont le luxe, qui emploie une grande partie des diplômés, qu’il s’agisse du retail, des boutiques hotels, de l’industrie des croisières, des banques,...

«Dans le luxe, le concept traditionnel de répondre aux attentes des clients ne suffit plus. Tout le monde l’exige aujourd’hui», assure Georgette Davey. «Désormais, il faut pouvoir anticiper les désirs ou les besoins, et savoir personnaliser le service». Pour ce faire, empathie, capacité à la résolution de problèmes, innovation, créativité sont indispensables… Des soft skills qui s’acquièrent tout au long de la scolarité, mais aussi et surtout lors de ces expériences pratiques. Elles seules permettent d’être directement confronté au client et d’obtenir un feedback immédiat.

Ces dernières sont déjà nombreuses au cours des cursus proposés par Glion. Ainsi le Bachelor en hospitality management compte près d’un an de stage sur trois ans et demi de formation. La spécialité dédiée au management des marques de luxe prévoit le développement d’un cas pratique, projet spécifique développé en partenariat avec une marque. Enfin, les soft skills se pratiquent de plus en plus dans la salle de classe.

Aujourd’hui de plus en plus l’information est acquise avant, mais est travaillée de manière concrète en cours, selon les principes du ‘blended learning’, facilité par les nouvelles technologies. «Par le passé, la répétition était la clé. Avec cette génération Z, c’est le pourquoi qui est essentiel, la question du sens», rappelle Georgette Davey.

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Camille Andres

JOURNALISTE

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