Bilan

Genève Aéroport: la lutte contre les nuisances sonores progresse

Après l'adoption de la fiche PSIA (Plan sectoriel d'infrastructure aéroportuaire) par le Conseil fédéral en novembre 2018 et la signature en mai 2019 de la Convention d'objectifs avec le canton de Genève, l'aéroport a soumis un dossier qui aboutira à la fixation d'un nouveau bruit autorisé.

Pour l'année en cours, les mouvements nocturnes sont également en baisse (situation à fin mai 2019) pour les tranches horaires 22h00-23h00 et 23h00-24h00.

Crédits: Keystone

Genève Aéroport poursuit ses travaux en vue de stabiliser, puis de réduire les nuisances sonores provenant de son activité. Il a transmis à l'Office fédéral de l'aviation civile (OFAC) un dossier proposant des actions concrètes, telle qu'une limitation des décollages en retard entre 22h00 et minuit.

Après l'adoption de la fiche PSIA (Plan sectoriel d'infrastructure aéroportuaire) par le Conseil fédéral en novembre 2018 et la signature en mai 2019 de la Convention d'objectifs avec le canton de Genève, l'aéroport a soumis, fin juin, un dossier à l'OFAC. Composé d'une vingtaine de pièces, il initie la procédure qui aboutira à la fixation d'un nouveau bruit autorisé ("bruit admissible", selon l'ordonnance sur la protection contre le bruit).

Demande des riverains

Ces mesures ont été préparées en concertation avec la Confédération et le canton pendant plus d'un an. L'OFAC procède actuellement à la validation de ce dossier afin de pouvoir lancer la consultation publique, prévue pour le mois de septembre.

L'aéroport propose notamment un système innovant de mesures dont le but est de limiter le nombre de décollages en retard entre 22h00 et minuit. Elles permettront de réduire l'impact sonore pendant ces heures sensibles de la nuit, comme demandé par les riverains et la population.

"Les décollages en retard après 22h00 sont provoqués par la congestion dans les aéroports européens et la situation météo", a relevé André Schneider, directeur de Genève Aéroport. "Ils constituent pour l'heure 5% du total des vols. Nous proposons un système qui permettra de les limiter, par exemple par le biais de redevances élevées".

Une nouvelle politique tarifaire favorisera les avions les moins bruyants. L'aéroport demande également à son régulateur l'autorisation de construire une nouvelle sortie rapide de la piste et des modifications du règlement d'exploitation.

"Après la consultation publique, le dossier retournera auprès des instances fédérales. Des recours sont possibles au Tribunal administratif fédéral, puis au Tribunal fédéral. La procédure va prendre plusieurs années", estime M. Schneider.

Exposition en baisse

Par ailleurs, les éléments chiffrés mesurant le bruit émis par les mouvements d'avion en 2018 ont été publiés. L'année 2018 respecte la courbe de bruit à moyen terme du PSIA. La surface des zones exposées au bruit a diminué de 2,1 km2 par rapport à 2017. Plus de 5000 personnes sont passées en dehors des zones exposées au bruit, à population constante.

Ces résultats s'expliquent notamment par la baisse des mouvements d'aéronefs, en particulier les décollages retardés entre 22h00 et 23h00. A noter également l'utilisation accrue de la piste en direction du nord-est pour des raisons météorologiques.

Pour l'année en cours, les mouvements nocturnes sont également en baisse (situation à fin mai 2019) pour les tranches horaires 22h00-23h00 et 23h00-24h00. "Entre janvier et mai, les mouvements d'aéronefs ont connu une réduction globale de 6% durant la période nocturne et une baisse de 23% des décollages", a détaillé le directeur de l'aéroport.

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