Bilan

GB: solidité de l'emploi malgré une hausse du chômage à 3,9%

Le taux de chômage au Royaume-Uni est un peu remonté à 3,9% lors des trois mois d'avril à juin, a annoncé mardi l'Office des statistiques nationales (ONS) qui a toutefois mis en avant la vigueur du marché de l'emploi.

« La croissance des salaires s'est accélérée ces derniers mois », a souligné l'ONS.

Crédits: AFP

Lors de la période de mars à mai, ce taux était de 3,8%, son plus bas niveau depuis 1974. Le taux de chômage reste néanmoins particulièrement bas au Royaume-Uni et le taux d'emploi, publié à 76,1% par l'ONS, est le plus élevé jamais relevé par l'organisme depuis qu'il a commencé à compiler ces statistiques sous cette forme en 1971.

Quelque 32,81 millions de personnes occupaient un emploi et 1,3 million étaient au chômage en moyenne entre avril et juin, a précisé l'institut. Lors des cinq dernières années, le nombre de chômeurs dans le pays a chuté de 732.000, a souligné l'ONS.


Malgré la légère hausse du taux de chômage, le marché de l'emploi au Royaume-Uni reste donc très vigoureux et résiste aux incertitudes du Brexit qui ont tendance à ralentir certains pans de l'économie et à peser sur d'autres indicateurs.

Les salaires continuent d'ailleurs de progresser, a précisé l'ONS. D'après l'institut, les salaires moyens (primes comprises) ont grimpé de 3,7% sur un an, un rythme bien plus rapide que l'inflation et inconnu depuis 11 ans. Conséquence, le pouvoir d'achat des salariés a progressé en moyenne de 1,8% sur un an.

En moyenne, un salarié britannique a gagné 505 livres par semaine avant impôt (environ 2.200 livres par mois, soit 2.370 euros).


« Les jours où le chômage baissait de façon vertigineuse semblent derrière nous, mais la vigueur du marché de l'emploi permet quand même une progression des salaires et du pouvoir d'achat », a résumé Ian Stewart, économiste en chef au cabinet Deloitte. « Même si l'activité a décru au deuxième trimestre, l'économie britannique a encore de la réserve », a-t-il ajouté.

Vendredi, l'ONS a indiqué que le produit intérieur brut (PIB) du pays avait diminué de 0,2% au deuxième trimestre. Cette annonce a constitué un choc pour les économistes qui prévoyaient certes un coup d'arrêt après la vigoureuse croissance enregistrée au premier trimestre (+0,5%) mais pas un recul.

Ce repli a été attribué notamment à des perturbations dans l'organisation des stocks des entreprises, confrontées au casse-tête d'avoir à anticiper le Brexit prévu initialement le 29 mars avant de devoir s'adapter au report du départ de l'UE, attendu désormais le 31 octobre.

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