Bilan

Fribourg tient bon sur son projet malgré le refus de la RIE III

Le projet fribourgeois n'est pas mis au congélateur, mais au frigo, selon le ministre des finances Georges Godel.

Selon le Conseil d'Etat, le volet fribourgeois de la RIE III est plus modéré que le paquet fédéral.

Malgré le net refus de la RIE III par les Fribourgeois dimanche en votation fédérale (63%), le Conseil d'Etat ne compte pas jeter aux oubliettes son projet cantonal. Il attendra ce qui se passera à Berne pour déterminer ensuite s'il y a lieu de modifier ses plans.

Pourtant, ce résultat fait exulter les opposants au projet. De l'avis de la Coalition fribourgeoise contre les cadeaux fiscaux, le rejet de la 3e réforme de l'imposition des entreprises par les Fribourgeois est "un message clair" au Conseil d'Etat. "Dès lors, la baisse du taux d'imposition de 19,63 à 13,72 % devient caduque."

Ce vote est "un carton rouge", "un désaveu cinglant" pour le projet du canton qui avait été mis en consultation fin 2016, a commenté pour sa part le syndicat des services publics (SSP) fribourgeois. Et d'appeler le gouvernement cantonal à le retirer.

Le projet fribourgeois serait passé devant le Grand Conseil en septembre si le peuple suisse avait accepté la RIE III. Désormais, "il n'est pas mis au congélateur, mais au frigo", a dit lundi à l'ats le ministre des finances Georges Godel.

Celui-ci espère que le Conseil fédéral élaborera un projet d'ici à septembre, afin que les Chambres fédérales puissent s'y pencher avant la fin de l'année. Et de souligner que la Confédération doit absolument maintenir les aides aux collectivités publiques.

Georges Godel reste assez confiant pour le volet fribourgeois car ce dernier est déjà plus modéré que le paquet fédéral. Il ne contient pas les intérêts notionnels, et il limite les effets des autres outils, en ne permettant pas de défiscaliser plus de 20% du revenu.

De plus, le gouvernement fribourgeois a négocié des contreparties auprès du patronat, et il a introduit une aide pour les communes. "Il s'agira de l'expliquer clairement lorsque nous irons devant les citoyens", fait valoir le conseiller d'Etat dans La Liberté.

Mary Vacharidis
Mary Vakaridis

JOURNALISTE

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Journaliste chez Bilan, Mary Vakaridis vit à Zurich depuis 1997. Durant sa carrière professionnelle, elle a travaillé pour différents titres de la presse quotidienne, ainsi que pour la télévision puis la radio romandes (RTS). Diplômée de l'Université de Lausanne en Lettres, elle chérit son statut de journaliste qui lui permet de laisser libre cours à sa curiosité.

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