Bilan

Feu vert du Parlement européen au choix de Christine Lagarde à la tête de la BCE

Par 394 voix pour, 206 voix contre et 49 abstentions, le Parlement européen, réuni en session plénière à Strasbourg, a validé la proposition faite par le Conseil européen (Etats membres) pour prendre la succession au 1er novembre de l'Italien Mario Draghi.

Le vote du Parlement européen, tenu à bulletin secret, n'est qu'une recommandation, la décision finale revenant au Conseil européen, lors de son sommet de mi-octobre.

Crédits: AFP

Les eurodéputés ont donné leur feu vert mardi à la nomination de Christine Lagarde à la présidence de la Banque centrale européenne (BCE), dont les récentes décisions pour relancer l'économie en zone euro ont divisé l'institution.

Par 394 voix pour, 206 voix contre et 49 abstentions, le Parlement européen, réuni en session plénière à Strasbourg, a validé la proposition faite par le Conseil européen (Etats membres) pour prendre la succession au 1er novembre de l'Italien Mario Draghi.

Le vote du Parlement européen, tenu à bulletin secret, n'est qu'une recommandation, la décision finale revenant au Conseil européen, lors de son sommet de mi-octobre.

Absence de Lagarde

Lors d'un débat de presque deux heures dans l'hémicycle précédant le vote, plusieurs eurodéputés ont critiqué l'absence à Strasbourg de la directrice sortante du Fonds monétaire international (FMI), certains ayant même réclamé un report du vote.

Auditionnée plusieurs heures le 4 septembre par la commission des affaires économiques du Parlement européen, à laquelle le président de la BCE doit rendre des comptes plusieurs fois par an, Christine Lagarde avait expliqué vouloir clarifier sa politique et la rendre plus accessible aux citoyens européens.

"Christine Lagarde a toutes les qualifications pour ce poste. De plus, sa nomination est un signal fort en terme d'égalité hommes-femmes à la BCE", a estimé devant le Parlement européen Valdis Dombrovskis, vice-président de la Commission européenne.

Le changement à la tête de l'institution monétaire de Francfort interviendra en pleine zizanie au sein de la BCE après la relance jeudi dernier par Mario Draghi d'un vaste programme de rachats de dette contesté particulièrement coté allemand.

"La BCE devrait quitter le chemin sur lequel elle s'est engagé, celui de l'argent peu cher", a critiqué l'eurodéputé allemand Markus Ferber, du parti chrétien-démocrate bavarois CSU.

"Pour nous, l'essentiel est que la BCE suive mieux son mandat", a-t-il ajouté reprenant une rhétorique classique chez les conservateurs allemands considérant que la BCE dépasse son mandat limité de politique monétaire pour faire de la politique économique.

"C'est vrai que la BCE fait beaucoup, le problème est que les Etats membres ne font pas leur part du travail", a pour sa part considéré le député espagnol Luis Garicano, du groupe Renew (libéraux). Il a jugé "qualifiée" Christine Lagarde, qui, dans ses premières interventions depuis sa désignation, a donné l'impression de s'inscrire plutôt dans la lignée de la politique menée par Mario Draghi.

Conseil de surveillance

Le Parlement européen a également recommandé mardi la nomination du Luxembourgeois Yves Mersch, actuel membre du directoire de la BCE, comme vice-président du conseil de surveillance de l'institution monétaire.

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