Bilan

Eviter un «jemelapète.ch» en gardant le côté premium: le pari osé de Qlock

Celui qui se fait appeler la loutre en chef lance ce samedi la plateforme Qlock. Deux fois par semaine, une offre horlogère sera proposée par Pascal Meyer et ses équipes à la Qommunauté via l’application QoQa. Voyage au pays des montres, pour proposer une alternative à la distribution classique dans le respect de l’industrie.

Crédits: QoQa

Samedi 10 octobre à 10h10, heure de lancement du nouveau bébé Qlock. QoQa met cette fois-ci les montres à l’honneur, après s’être lancé spécifiquement dans les domaines de la cuisine, de la bière, du vin et du sport. Pascal Meyer s’est entretenu avec Bilan pour parler de ce projet taillé pour l’horlogerie suisse. Les QoQasiens verront passer des offres exclusives pour des montres deux fois par semaine.


Bilan: D’où vient l’idée de proposer des montres sur QoQa?

Pascal Meyer: Il y a eu plusieurs choses. Nous avons eu de nombreux contacts avec l’industrie horlogère ces derniers mois, et la rencontre avec les deux fondateurs de «ex» Chrono Privé, nous a amené à réfléchir à la manière de créer une verticale QoQa pour les montres.

Nous voulions soutenir et accompagner les fabricants de montres dans ce monde inconnu qu’est l’e-commerce, en évitant de faire un “jemelapète.ch”. Il fallait pour cela proposer un ton premium, mais sympa. Je l’ai déjà fait avec les hôtels cinq étoiles, en y allant en short et t-shirt et en montrant que les patrons sont accessibles.

Comment y accéder?

Ce projet vise à soutenir les marques en leur permettant un accès au digital. Elle est destinée à notre Qommunauté, c’est pourquoi il faut un compte QoQa, télécharger l’application, afin d’avoir cet accès exclusif. Il y a des notifications à la sortie de chaque offre –deux fois par semaine. La surprise est totale jusqu’au dernier moment. Tout le monde aura par contre accès à des articles de blogs visant à démocratiser la terminologie horlogère, et des informations sur la marque et les produits, un peu comme nous le faisons pour Qwine par exemple.

C’était impossible auparavant?

Je ne sais pas si c’était possible ou non. Nous avons eu un gros signal récemment, et nous avons décidé d’essayer, d’abord pour une durée de trois mois. L’avantage est qu’avec notre autre projet - SQale - nous aidons des PME à développer leur e-commerce à l’étranger. Le direct to consumer cartonne. Utiliser QoQa en tant que partenaire digital global pour accompagner cette transition, au travers d’un super contenu et d’une force logistique incroyable va permettre de bien mettre en avant les marques qui collaborent avec Qlock. Si nous voyons que nous rencontrons du succès et que la demande ne faiblit pas, nous étudierons la possibilité de prolonger l’aventure.

Quelles montres seront sur la plateforme?

Une vingtaine de marques nous ont proposé des produits, que ce soit des éditions limitées pour la Qommunauté, des exclusivités, des nouveautés, du sur-stock… Il y a vraiment de tout. Ce qu’il faut comprendre, c'est que ce n’est pas du tout une proposition de «nettoyage», comme le font certains discounters. Les montres seront parfois des nouveautés, ou alors elles sont vraiment difficilement trouvables sur le marché suisse. Nous visons un public hyper large. Je sais qu’il y a beaucoup de monde qui achète une Garmin, j’ai moi-même une Apple Watch. C’est utile et quand je cours un peu, j’aime bien avoir mes statistiques. Nous aimerions par contre acquérir ce public qui apprécie les montres suisses, celui qui a cette passion de la fine mécanique. Il y a un côté traditionnel de transmission entre les générations du produit horloger. Les marques mettent souvent en avant les émotions et ça donne envie. Nous souhaitons les accompagner dans cette démarche au niveau digital. En plus, nous sommes ouverts! Nous offrons une vitrine aux horlogers, et s’ils veulent venir chez nous pour proposer des produits exceptionnels plutôt que de les détruire...

L’horlogerie en général s’est mise relativement tardivement à l’e-commerce. Cela a été compliqué avec les horlogers?

Pour eux, c’est plus intéressant de vendre en Suisse. Beaucoup nous ont directement contacté. D’autres attendent et préfèrent voir ce que cela va donner avant de s’y lancer, ils ont besoin de voir. Je les comprends ! Je vois par contre que notre vente Anonimo (NDLR: https://www.qoqa.ch/fr/offers/20742) a eu un succès fou. A partir du moment où nous respectons la marque et faisons les choses bien, tout le monde est content !

QoQa n’a pas une image de destockeur. Nous travaillons de concert avec les marques, et ce sont d’ailleurs souvent elles qui viennent nous voir. Si un produit n’est pas au bon prix, on leur dit. C’est très important pour les QoQasiens.

Comment c’est de travailler avec les marques horlogères?

Nous sentons que certains sont tout nouveaux dans l’e-commerce et n’ont pas de canaux de distribution. Ils n’ont pas l’habitude d’envoyer directement au consommateur comme nous le faisons, alors nous leur apportons notre expertise. Certains envoyaient par exemple trois colis différents au lieu d’un, parce que c’est ce qu’ils font lorsqu’ils envoient aux bijouteries.

Le fait d’avoir inscrit Qlock dans l’application uniquement permet à la fois de réserver l’exclusivité à la Qommunauté, mais aussi de respecter la confidentialité des marques. Nous ne voulons pas que le prix soit affiché ad aeternam, et c’est aussi ce dont ils avaient peur. Nous avons décidé de le faire à la QoQa, c’est à dire de profiter des fidèles membres qui veulent cette offre exclusive, et non de faire de la publicité pour attirer les gens.

Quelles seront les offres?

Je ne peux pas vous dire (rires). Par contre, ce que j’ose vous annoncer est que la première marque sera jurassienne, comme moi.

Garciarebecca1
Rebecca Garcia

JOURNALISTE À BILAN

Lui écrire

Rebecca Garcia a tout juste connu la connexion internet coupée à chaque téléphone. Elle a grandi avec la digitalisation, l’innovation et Claire Chazal. Elle fait ses premiers pas en journalisme sportif, avant de bifurquer par hasard vers la radio. Elle commence et termine ensuite son Master en journalisme et communication dans son canton de Neuchâtel, qu’elle représente (plus ou moins) fièrement à l’aide de son accent. Grâce à ses études, elle découvre durant 2 mois le quotidien d’une télévision locale, à travers un stage à Canal 9.

A Bilan depuis 2018, en tant que rédactrice web et vidéo, elle s’intéresse particulièrement aux nouvelles technologies, aux sujets de société, au business du sport et aux jeux vidéo.

Du même auteur:

A chaque série Netflix son arôme de cannabis
Twitch: comment devenir riche et célèbre grâce aux jeux vidéo

Bilan vous recommande sur le même sujet

Les derniers Articles Economie

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info


Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."