Bilan

En Allemagne, l'inflation accélère à 2,2%

La hausse des prix à la consommation a nettement accéléré en mai en Allemagne, à 2,2% sur un an, dépassant l'objectif fixé par la Banque centrale européenne pour la zone euro.

L'inflation affichée par la première économie en zone euro apporte traditionnellement un signal important pour la BCE.

Crédits: afp

La hausse des prix à la consommation a nettement accéléré en mai en Allemagne, à 2,2% sur un an, selon des chiffres provisoires dévoilés mercredi, qui dépassent l'objectif fixé par la Banque centrale européenne pour la zone euro.

Ce niveau est également supérieur aux attentes des analystes sondés par le fournisseur de services financiers Factset, qui tablaient en moyenne sur une progression des prix de 1,9% sur un an en mai, alors qu'elle était ressortie à 1,6% en avril.

"L'augmentation du taux d'inflation est en grande partie due à l'évolution des prix de l'énergie", qui a progressé de 5,2% sur un an en mai contre 1,2% en avril, précise Destatis.

La hausse des prix de l'alimentation devrait ressortir à 3,5%, contre 3,4%, sur un an, et celle des services à 1,9%, contre 1,5% en avril.

"L'inflation montre en mai son réel visage (...) et l'effet exceptionnel de Pâques s'est dissipé", commente Jörg Zeuner, de l'institut KFW, faisant référence au calendrier avancé des fêtes en 2018, qui a artificiellement tiré vers le bas l'inflation en avril.

La hausse de l'indice des prix à la consommation harmonisé (IPHC), utilisé comme référence par la Banque centrale européenne, est passée en mai à 2,2% sur un an, après 1,4% en avril.

L'inflation affichée par la première économie en zone euro apporte traditionnellement un signal important pour la BCE, qui tente depuis des années de ramener l'inflation à un niveau proche mais inférieur à 2% pour l'ensemble de la région.

Par leur bond soudain, les données allemandes "compliquent la vie de la Banque centrale européenne", tout en révélant pas de fortes "pressions inflationnistes", estime donc Carsten Brzeski, analyste chez ING.

Face à un tableau complexe fait de crise politique en Italie, d'incertitude sur le cycle économique en zone euro et de turbulences sur les marchés, "la grande question pour la BCE n'est plus son calendrier pour stopper les rachats nets d'actifs", mais plutôt "une éventuelle extension" de ce programme, juge-t-il.

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