Bilan

En France, régler impôts, amendes ou crèche dans les bureaux de tabac sera possible dans un an

Les Français pourront, à partir de l'été 2020, régler leurs impôts, leurs amendes mais aussi leurs factures de crèche, de cantine ou d'hôpital dans les bureaux de tabac, en espèces ou par carte bancaire, ont annoncé mercredi les buralistes et la Française des jeux

4700 bureaux de tabac seront équipés

Crédits: DR

A l'issue d'un appel d'offres public, "l'externalisation des encaissements en espèces et en carte bancaire des trésoreries publiques" vient ainsi d'être confiée à la Confédération des buralistes et à la FDJ par la Direction générale des finances publiques (DGFIP), précise un communiqué des deux partenaires mercredi.

"Les détaillants concernés pourront ainsi recouvrer les paiements des contribuables pour le Trésor public, via le même terminal avec lequel ils enregistrent les prises de jeu", se félicite Stéphane Pallez, la PDG du groupe FDJ, citée dans le communiqué.

Paiement de proximité

Ces paiements pourront se faire en espèces pour des montants inférieurs à 300 euros ou en carte bancaire sans limitation de montant, a précisé de son côté le ministère des Finances à l'AFP.

Ce "paiement de proximité" pour les factures de services publics, les impôts (taxe foncière, d'habitation...) et les amendes sera d'abord mis en place dès le 1er janvier dans 18 départements test, avant d'être généralisé à compter du 1er juillet 2020, avait indiqué la veille le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin dans un entretien au groupe de presse Ebra.

Il sera ainsi disponible dans 4.700 bureaux de tabac, fournissant aussi une activité complémentaire à des commerçants en quête de diversification face à la chute des volumes de vente de tabac, un monopole qui génère aujourd'hui encore 60% à 80% de leurs revenus. 

A terme, le service pourrait s'étendre à la totalité des 24.500 bureaux de tabac du pays, a indiqué à l'AFP Philippe Coy, président de la Confédération des buralistes.

Un autre rôle pour les agents du fisc

De leur côté, les agents du fisc pourront se "consacrer à des missions d'accompagnement des usagers" grâce au temps libéré, et l'administration fiscale restera "seule compétente pour accorder des délais de paiement ou engager des procédures de recouvrement forcé", précise un communiqué de Bercy mercredi.

"La satisfaction des usagers sera en outre régulièrement évaluée" et d'éventuelles améliorations pourront être apportées pendant les six mois de test, ajoute-t-il.

Parmi les départements où ce nouveau service sera proposé à compter du 1er janvier 2020 figurent la Seine-et-Marne, les Hauts-de-Seine, le Calvados, la Charente-Maritime, la Marne, le Bas-Rhin, le Vaucluse, la Guadeloupe, la Martinique ou encore la Corse-du-Sud.

Bilan vous recommande sur le même sujet

Les derniers Articles Economie

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info


Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."