Bilan

Economiesuisse propose une solution à l'initiative du 9 février

Pour mettre en oeuvre l'initiative contre l'immigration de masse, le président d'economiesuisse, Heinz Karrer, propose d'instaurer une clause de protection.

La clause de protection pourrait constituer une piste de réflexion, au niveau des débats qui ont suivi le 9 février. L'idée présente l'avantage de ne pas mettre à mal le principe de la libre circulation, a indiqué dimanche Heinz Karrer dans une interview accordée à la "NZZ am Sonntag".

Crédits: Keystone

Pour mettre en oeuvre l'initiative contre l'immigration de masse, le président d'economiesuisse, Heinz Karrer, propose d'instaurer une clause de protection. Cette dernière agirait de manière temporaire et serait utilisée dans certaines situations uniquement.

La clause de protection pourrait constituer une piste de réflexion, au niveau des débats qui ont suivi le 9 février. L'idée présente l'avantage de ne pas mettre à mal le principe de la libre circulation, a indiqué dimanche Heinz Karrer dans une interview accordée à la "NZZ am Sonntag".

L'ancien haut fonctionnaire, Michael Ambühl, avait déjà proposé une solution semblable. Il suggérait que la Suisse pourrait faire appel à un tel remède, en cas d'une immigration nette excessivement forte. En dessous de la limite fixée, la libre circulation resterait valable.

Heinz Karrer croit aux retombées positives de cette disposition: "Un tel règlement pourrait nous inciter à employer beaucoup de Suisses afin de ne pas avoir besoin de recourir à la clause de protection".

Il y a des sociétés qui agissent de manière exemplaire et font attention à mieux utiliser le potentiel helvétique, explique le chef de la Fédération des entreprises suisses. Ce dernier convient, cependant, que la main-d'oeuvre âgée, les jeunes ainsi que les femmes pourraient être mieux valorisés à l'embauche.

Heinz Karrer ne croit pas que la priorité accordée aux habitants du pays dans l'initiative contre d'immigration de masse soit compatible avec la libre circulation.

"Afin de ne pas entrer en conflit avec les contrats de l'Union Européenne, cela aurait un sens de fixer un seuil d'intervention possible, chaque année, en fonction de données issues de l'immigration et d'informations sur le marché du travail. En dessous de cette limite, l'immigration serait permise", souligne-t-il.

"Nous aspirons à une solution globale. C'est plus efficace que de fournir la preuve, pour chaque étranger engagé, qu'il n'a pas été possible de recruter un Suisse", poursuit-il.

Cette année, en raison notamment d'une croissance économique en recul, l'immigration devrait de toute manière légèrement diminuer, selon les prévisions d'economiesuisse.

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