Bilan

Economiesuisse abaisse les prévisions de croissance pour 2019


Après une forte croissance de l'économie suisse au premier semestre, le troisième trimestre a déçu. Les risques conjoncturels sont en nette progression, d'après le chef économiste Rudolf Minsch de la faîtière.


Les économistes nuancent toutefois ce constat. Sur l'ensemble de 2018, les exportations devraient être en solide hausse. Le PIB devrait progresser de 2,7% et l'inflation se situer juste en dessous de 1%.

Crédits: keystone

Economiesuisse a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour 2019, à 1,4% contre 1,7% précédemment. La solide phase d'expansion prend fin en même temps que la dynamique de croissance à l'échelle mondiale s'essouffle, note la faîtière mardi. Les risques conjoncturels sont en nette progression, fait remarquer son chef économiste Rudolf Minsch. Après une forte croissance de l'économie suisse au premier semestre, le troisième trimestre a déçu. La demande en provenance de l'étranger a décru, les exportations vers l'Europe et vers la Chine étant particulièrement décevantes.


Les économistes nuancent toutefois ce constat, le coup d'arrêt étant qualifié de temporaire, dans la mesure où les exportations de biens se sont de nouveau inscrites en forte croissance en octobre sur un an, atteignant un plus haut historique. Sur l'ensemble de 2018, les exportations devraient être en solide hausse. Le PIB devrait progresser de 2,7% et l'inflation se situer juste en dessous de 1%.

Les incertitudes pèseront sur les investissements 

Le tableau s'assombrit toutefois pour l'année prochaine. En raison de fortes incertitudes, les investissements en 2019 devraient à peine progresser, y compris dans le secteur de la construction, tandis que la consommation devrait rester stable. Le chômage est attendu à 2,4% en moyenne tandis que l'inflation devrait s'inscrire à 0,8%. Les salaires nominaux progresseront de 1,2%.

Risques majeurs : Brexit, dettes et conflit commercial

Economiesuisse identifie trois risques conjoncturels majeurs: en Europe plane le spectre d'une crise de la dette, qui aurait pour conséquence de renforcer le franc par rapport à l'euro, et celui du Brexit. De plus, le conflit commercial entre la Chine et les Etats-Unis pourrait mettre un coup d'arrêt conjoncturel. Enfin, des problèmes internes à la Suisse pourraient avoir une influence négative sur l'économie, notamment la sortie de la politique monétaire ultra-expansive et les taux de vacance en hausse qui pourrait susciter une correction des prix sur le marché immobilier. Les incertitudes quant aux relations avec l'Union européenne pourraient également freiner la croissance.

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