Bilan

Dix anecdotes insolites sur la crise en Grèce

Si la tension a atteint des sommets voici quelques jours avec les négociations entre l'Eurogroupe et la Grèce, la crise vécue par Athènes donne aussi lieu à des situations pour le moins rocambolesques. Florilège des anecdotes les plus surprenantes.
  • Un schnaps baptisé Grexit. Lui ne comptait pas reverser ses fonds à Athènes mais faire du bénéfice grâce au Grexit: Uwe Dahlhoff est un entrepreneur allemand qui a eu le nez creux en déposant la marque Grexit dès janvier 2015 à l'office fédéral de protection des brevets et des marques. Et fin juin, il a annoncé qu'il allait commercialiser début juillet une eau-de-vie baptisée Grexit. Avec de la vodka et du citron parmi les ingrédients, Uwe Dahlhoff veut distribuer sa boisson sous forme de mignonnettes affichant 16° d'alcool. Si le contenu de ses fioles n'est pas directement lié à la Grèce, l'étiquette quant à elle fait clairement référence à la situation actuelle avec des caricatures des dirigeants grecs et allemands. Une étiquette toutefois déjà collector: le ministre des finances Yanis Varoufakis qui y figure en train de trinquer avec Alexis Tsipras a démissionné début juillet...

    Crédits: Image: DR
  • Crowdfunding pour renflouer Athènes. L'initiative est venue de Londres où un vendeur de chaussures de luxe, Thom Feeney, a proposé à tous les Européens de se cotiser pour réunir tout ou partie de la somme dûe par Athènes à ses créanciers. En contrepartie, il propose des spécialités grecques (salade feta-olives, bouteilles d'ouzo ou de vin, corbeille de produits locaux,...), une semaine de vacamces all inclusive à Athènes ou une carte postale dédicacée par Alexis Tsipras. En huit jours de campagne sur Indiegogo, il a réussi à réunir 1'930'577€ auprès de 108'654 contributeurs. Un bel effot même s'il reste loin des 1'600'000'000€ visés. Il aura tout de même réussi à créer le buzz sur le web avec près de 450'000 partages depuis sa page Indiegogo et des milliers d'articles consacrés à ce projet dans les médias.

    Crédits: Image: DR
  • Et si la Suisse rachetait une île grecque? Athènes dispose d'un très grand nombre de propriétés foncières qui appartiennent à l'Etat. Dont plusieurs milliers d'îles et d'îlots. Or, le gouvernement grec pourrait se séparer de 300 d'entre elles pour les vendre à des investisseurs afin de renflouer les caisses. Certaines ont de quoi faire rêver ou susciter les convoitises. En Suisse, le conseiller national UDC Pierre Rusconi (TI) a suggéré sur la RTS que Berne achète une de ces îles à la Grèce en contrepartie d'un abandon total ou partiel des créances entre les deux pays. Selon sa proposition, il ne s'agit pas seulement la propriété qui passerait d'Athènes à Berne mais la nationalité du territoire. Une idée insolite qui offrirait à notre pays une ouverture sur la mer. Mais une idée difficilement réalisable: non seulement Pierre Rusconi ne devrait pas être suivi par de nombreux autres parlementaires (même l'UDC s'est distanciée de sa proposition), mais en plus il faudrait que la vouli (le parlement grec) accepte de céder cette île. Or, le territoire national est théoriquement inaliénable...

    Crédits: Image: DR
  • Boom des ventes de voitures en Grèce. Alors que la crise frappe le pays depuis plusieurs années, que les banques sont sous tension et que la demande intérieure a très largement chuté, un secteur a connu une réelle embellie, voire un boom inattendu, au mois de juin: les ventes automobiles ont bondi de 13%. Ces chiffres ont étonné tous les observateurs du marché qui ont immédiatement cherché à en connaître les causes. Aucune manipulation des chiffres a priori mais deux facteurs explicatifs: un renouvellement des flottes de loueurs avant la saison estivale, et surtout la volonté de nombreux ménages grecs de dépenser leur argent pour acquérir des biens qui ne seraient pas touchés par une dévaluation au cas où leur pays sortirait de la zone euro et devrait adopter une nouvelle devise.

    Crédits: Image: AFP
  • Virée au bancomat en avion de chasse. Homère Sipostopoulos est major dans l'armée de l'air grecque en charge de la surveillance aérienne d'une zone autour de l'île de Samos, à quelques encâblures de la Turquie. Or, voici quelques semaines, alors que les retraits aux bancomats grecs étaient limités à 60€ par jour, le pilote a profité d'un vol de routine pour plonger au raz de l'eau et aller poser son chasseur F-16 sur l'ancien aéroport (aujourd'hui abandonné) de Söke. Or Söke se situe en Turquie! Le pilote a caché son appareil dans un hangar et, un blouson de cuir enfilé pour cacher les écussons grecs de son uniforme, s'est rendu dans la bourgade voisine de Söke où il a retiré 2000 livres turques (700€) à trois reprises dans trois bancomats différents. Avant de regagner son avion, de redécoller au raz du sol pour déjouer les radars et de regagner sa base, expliquant son silence radio par une défaillance technique. Sa virée n'a été découverte que lorsque plusieurs de ses collègues ont voulu l'imiter mais ont eu moins de chance et ont été attrapés par leur hiérarchie. Au vu des relations pas toujours très chaleureuses entre Ankara et Athènes, on peut imaginer l'intensité de la réprimande qui a suivi.

    Crédits: Image: Aris Messinis/AFP
  • Début de remboursement de la dette allemande. Le sujet a causé de délicates tensions entre Berlin et Athènes au printemps: Yanis Varoufakis, désormais ex-ministre des finances, a rappelé que l'Allemagne n'avait pas versé intégralement les réparations de guerre convenues entre les deux pays après 1945. Oubliant au passage les accords intervenus au fil des années pour annuler le reliquat de cette dette. Mais Ludwig Zacaro et Nina Lahge, respectivement retraité et salariée à temps partiel, ont été plus sensibles à cet argumentaire que l'austère ministre allemand des finances Wolfgang Schäuble: ces deux Allemands ont calculé que les réparations de guerre de 1945, augmentées des intérêts, soit 173 milliards d'euros selon Yanis Varoufakis, pouvait être divisée entre tous les Allemands et représentait la somme de 875€ par personne. Ils ont alors choisi de s'acquitter de leur part en versant cette somme à la mairie de Nauplie, dont le maire a choisi de transmettre le capital à une association communale d'aide aux plus démunis. Quant à Ludwig Zacaro et Nina Lahge, ils sont devenus des héros en Grèce, invités par tous les médias et les associations et partis politiques du pays.

    Crédits: Image: DR
  • Des touristes recrutés pour aider le fisc. L'un des problèmes majeurs des gouvernements grecs depuis plusieurs années est l'efficacité de l'administration fiscale. Pour traquer les fraudeurs, Yanis Varoufakis avait suggéré à Jeroen Dijsselbloem, président de l'Eurogroupe, de faire appel à des touristes européens: équipés de micros et de caméras, ils auraient pu piéger les commerçants, artisans et hôteliers ne respectant pas la loi en matière d'impôts et de taxes. Cette proposition, qui n'a semble-t-il pas été retenue au final ni par Athènes ni par Bruxelles, figurait dans une lettre envoyée par Yanis Varoufakis à Jeroen Dijsselbloem et que le Financial Times s'était procurée au mois de mars.

    Crédits: Image: Franck Guiziou/AFP
  • Des euros en chocolat. Invité fin mai sur le plateau d'une émission de télévision destinée au enfants sur la ZDF, le ministre allemand des finances Wolfgang Schäuble s'est vu offrir des euros en chocolat par une jeune reporter de 10 ans, Rike. Ne dédaignant pas le présent, il a reçu les pièces et en a pris une belle poignée, expliquant qu'il avait envie d'en offrir à une autre personne: «Je vais en prendre un peu pour mon collègue grec, lui aussi a besoin d'avoir les nerfs solides», faisant allusion à Yanis Varoufakis, avec qui les tensions étaient au plus haut à cette période, suite à des déclarations jusqu'au-boutistes des deux côtés. L'histoire ne dit pas si Yanis Varoufakis a reçu les euros en chocolat ni s'il les a dégustés.

    Crédits: Image: ZDF
  • La journée internationale du kebab pita. Pour relancer l'économie grecque, les initiatives se sont multipliées, notamment dans le secteur de l'hôtellerie-restauration. Loin des circuits touristiques les plus prisés (Athènes, les îles, le Péloponnèse), certaines régions ont misé sur leurs spécialités locales. C'est ainsi que Dimitris Tsermenidis a lancé au printemps une «Journée internationale du kebab pita» pour célébrer cette spécialité de la région de Thessalonique. Plus de 25'000 personnes ont rejoint la page Facebook liée à cet événement. Mais difficile de savoir si cette spécialité locale a donné un coup d'accélérateur à l'économie de la deuxième ville la plus peuplée de Grèce.

    Crédits: Image: DR
  • La drachme au bout des doigts. Alors que l'hypothèse d'un Grexit et d'une sortie de la zone euro pour la Grèce a été envisagée tout au long du printemps et du début de l'été, les prises de position ont concerné jusqu'aux acteurs les plus inattendus. Ainsi, la marque de cosmétiques américaine Essie a commercialisé un vernis à ongles baptisé «Dramatic Drachmas», soit la «drachme dramatique», du nom de l'ancienne monnaie du pays avant qu'Athènes ne rejoigne la zone euro. Fail ou prise de position en défaveur d'un retour à la monnaie héllène? Difficile à savoir: la marque ne s'est pas prononcée à ce sujet.

    Crédits: Image: DR

Pour près de onze millions de Grecs, la crise que traverse leur pays actuellement constitue un véritable calvaire. Entre récession économique, mesures d'austérité à répétition, incertitudes sur l'avenir de leur appartenance à la zone euro ou encore hésitations des touristes qui font peser une hypothèque sur l'un des moteurs traditionnels de la croissance...

L'accord intervenu voici quelques jours devrait engendrer de nouveaux efforts pour la population. Mais face à l'adversité et aux difficultés, de nombreuses anecdotes croustillantes témoignent de l'imagination et de l'inventivité des Grecs. De l'autre côté, des histoires insolites sont également apparues du côté des interlocuteurs et créanciers d'Athènes. Voici dix épisodes étonnants survenus en lien avec la crise grecque au cours des semaines écoulées.

 

  • Un schnaps baptisé Grexit. Lui ne comptait pas reverser ses fonds à Athènes mais faire du bénéfice grâce au Grexit: Uwe Dahlhoff est un entrepreneur allemand qui a eu le nez creux en déposant la marque Grexit dès janvier 2015 à l'office fédéral de protection des brevets et des marques. Et fin juin, il a annoncé qu'il allait commercialiser début juillet une eau-de-vie baptisée Grexit. Avec de la vodka et du citron parmi les ingrédients, Uwe Dahlhoff veut distribuer sa boisson sous forme de mignonnettes affichant 16° d'alcool. Si le contenu de ses fioles n'est pas directement lié à la Grèce, l'étiquette quant à elle fait clairement référence à la situation actuelle avec des caricatures des dirigeants grecs et allemands. Une étiquette toutefois déjà collector: le ministre des finances Yanis Varoufakis qui y figure en train de trinquer avec Alexis Tsipras a démissionné début juillet...

 

  • Et si la Suisse rachetait une île grecque? Athènes dispose d'un très grand nombre de propriétés foncières qui appartiennent à l'Etat. Dont plusieurs milliers d'îles et d'îlots. Or, le gouvernement grec pourrait se séparer de 300 d'entre elles pour les vendre à des investisseurs afin de renflouer les caisses. Certaines ont de quoi faire rêver ou susciter les convoitises. En Suisse, le conseiller national UDC Pierre Rusconi (TI) a suggéré sur la RTS que Berne achète une de ces îles à la Grèce en contrepartie d'un abandon total ou partiel des créances entre les deux pays. Selon sa proposition, il ne s'agit pas seulement la propriété qui passerait d'Athènes à Berne mais la nationalité du territoire. Une idée insolite qui offrirait à notre pays une ouverture sur la mer. Mais une idée difficilement réalisable: non seulement Pierre Rusconi ne devrait pas être suivi par de nombreux autres parlementaires (même l'UDC s'est distanciée de sa proposition), mais en plus il faudrait que la vouli (le parlement grec) accepte de céder cette île. Or, le territoire national est théoriquement inaliénable...

 

  • Boom des ventes de voitures en Grèce. Alors que la crise frappe le pays depuis plusieurs années, que les banques sont sous tension et que la demande intérieure a très largement chuté, un secteur a connu une réelle embellie, voire un boom inattendu, au mois de juin: les ventes automobiles ont bondi de 13%. Ces chiffres ont étonné tous les observateurs du marché qui ont immédiatement cherché à en connaître les causes. Aucune manipulation des chiffres a priori mais deux facteurs explicatifs: un renouvellement des flottes de loueurs avant la saison estivale, et surtout la volonté de nombreux ménages grecs de dépenser leur argent pour acquérir des biens qui ne seraient pas touchés par une dévaluation au cas où leur pays sortirait de la zone euro et devrait adopter une nouvelle devise.

 

  • Virée au bancomat en avion de chasse. Homère Sipostopoulos est major dans l'armée de l'air grecque en charge de la surveillance aérienne d'une zone autour de l'île de Samos, à quelques encâblures de la Turquie. Or, voici quelques semaines, alors que les retraits aux bancomats grecs étaient limités à 60€ par jour, le pilote a profité d'un vol de routine pour plonger au raz de l'eau et aller poser son chasseur F-16 sur l'ancien aéroport (aujourd'hui abandonné) de Söke. Or Söke se situe en Turquie! Le pilote a caché son appareil dans un hangar et, un blouson de cuir enfilé pour cacher les écussons grecs de son uniforme, s'est rendu dans la bourgade voisine de Söke où il a retiré 2000 livres turques (700€) à trois reprises dans trois bancomats différents. Avant de regagner son avion, de redécoller au raz du sol pour déjouer les radars et de regagner sa base, expliquant son silence radio par une défaillance technique. Sa virée n'a été découverte que lorsque plusieurs de ses collègues ont voulu l'imiter mais ont eu moins de chance et ont été attrapés par leur hiérarchie. Au vu des relations pas toujours très chaleureuses entre Ankara et Athènes, on peut imaginer l'intensité de la réprimande qui a suivi.

 

  • Début de remboursement de la dette allemande. Le sujet a causé de délicates tensions entre Berlin et Athènes au printemps: Yanis Varoufakis, désormais ex-ministre des finances, a rappelé que l'Allemagne n'avait pas versé intégralement les réparations de guerre convenues entre les deux pays après 1945. Oubliant au passage les accords intervenus au fil des années pour annuler le reliquat de cette dette. Mais Ludwig Zacaro et Nina Lahge, respectivement retraité et salariée à temps partiel, ont été plus sensibles à cet argumentaire que l'austère ministre allemand des finances Wolfgang Schäuble: ces deux Allemands ont calculé que les réparations de guerre de 1945, augmentées des intérêts, soit 173 milliards d'euros selon Yanis Varoufakis, pouvait être divisée entre tous les Allemands et représentait la somme de 875€ par personne. Ils ont alors choisi de s'acquitter de leur part en versant cette somme à la mairie de Nauplie, dont le maire a choisi de transmettre le capital à une association communale d'aide aux plus démunis. Quant à Ludwig Zacaro et Nina Lahge, ils sont devenus des héros en Grèce, invités par tous les médias et les associations et partis politiques du pays.

 

  • Des touristes recrutés pour aider le fisc. L'un des problèmes majeurs des gouvernements grecs depuis plusieurs années est l'efficacité de l'administration fiscale. Pour traquer les fraudeurs, Yanis Varoufakis avait suggéré à Jeroen Dijsselbloem, président de l'Eurogroupe, de faire appel à des touristes européens: équipés de micros et de caméras, ils auraient pu piéger les commerçants, artisans et hôteliers ne respectant pas la loi en matière d'impôts et de taxes. Cette proposition, qui n'a semble-t-il pas été retenue au final ni par Athènes ni par Bruxelles, figurait dans une lettre envoyée par Yanis Varoufakis à Jeroen Dijsselbloem et que le Financial Times s'était procurée au mois de mars.

 

 

  • La journée internationale du kebab pita. Pour relancer l'économie grecque, les initiatives se sont multipliées, notamment dans le secteur de l'hôtellerie-restauration. Loin des circuits touristiques les plus prisés (Athènes, les îles, le Péloponnèse), certaines régions ont misé sur leurs spécialités locales. C'est ainsi que Dimitris Tsermenidis a lancé au printemps une «Journée internationale du kebab pita» pour célébrer cette spécialité de la région de Thessalonique. Plus de 25'000 personnes ont rejoint la page Facebook liée à cet événement. Mais difficile de savoir si cette spécialité locale a donné un coup d'accélérateur à l'économie de la deuxième ville la plus peuplée de Grèce.

 

  • La drachme au bout des doigts. Alors que l'hypothèse d'un Grexit et d'une sortie de la zone euro pour la Grèce a été envisagée tout au long du printemps et du début de l'été, les prises de position ont concerné jusqu'aux acteurs les plus inattendus. Ainsi, la marque de cosmétiques américaine Essie a commercialisé un vernis à ongles baptisé «Dramatic Drachmas», soit la «drachme dramatique», du nom de l'ancienne monnaie du pays avant qu'Athènes ne rejoigne la zone euro. Fail ou prise de position en défaveur d'un retour à la monnaie héllène? Difficile à savoir: la marque ne s'est pas prononcée à ce sujet.
Matthieu Hoffstetter
Matthieu Hoffstetter

JOURNALISTE À BILAN

Lui écrire

Titulaire d'une maîtrise en histoire et d'un Master de journalisme, Matthieu Hoffstetter débute sa carrière en 2004 au sein des Dernières Nouvelles d'Alsace. Pendant plus de huit ans, il va ensuite couvrir l'actualité suisse et transfrontalière à Bâle pour le compte de ce quotidien régional français. En 2013, il rejoint Bilan et se spécialise dans les sujets liés à l'innovation, aux startups, et passe avec plaisir du web au print et inversement. Il contribue également aux suppléments, dont Bilan Luxe. Et réalise des sujets vidéo sur des sujets très variés (tourisme, startups, technologie, luxe).

Du même auteur:

Offshore, Consortium, paradis fiscal: des clefs pour comprendre
RUAG vend sa division Mechanical Engineering

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info


Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."