Bilan

Des labos de piratage de cartes bancaires découverts en Bulgarie

Des laboratoires destinés au piratage de cartes bancaires ont été découverts en Bulgarie. Un réseau international de malfaiteurs sévissait depuis 2011 en France et en Allemagne.

La technique de piratage de carte bancaire, dite du "skimming", consiste à copier la piste magnétique de la carte à l'aide d'un lecteur mémoire appelé "skimmer". Le code confidentiel peut ensuite être filmé ou repéré de visu, puis ces données sont inscrites sur une carte contrefaite.

Crédits: AFP

Des laboratoires destinés au piratage de cartes bancaires ont été découverts en Bulgarie, aux domiciles de Bulgares soupçonnés d'appartenir à un réseau international de malfaiteurs qui sévissait depuis 2011 en France et en Allemagne, a-t-on appris jeudi de source judiciaire française.

Des dispositifs électroniques destinés au piratage, des centaines de cartes vierges ainsi qu'un important matériel informatique et téléphonique ont notamment été découverts lors de perquisitions réalisées mardi à Varna et Silistra (Bulgarie) par un juge d'instruction de la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Nancy (Est), chargée de l'enquête.

L'affaire a commencé en octobre 2011, lorsque deux ressortissants bulgares avaient été interpellés en flagrant délit après avoir implanté des dispositifs électroniques de piratage de données de cartes bancaires sur des distributeurs automatiques de billets.

La technique, dite du "skimming", consiste à copier la piste magnétique de la carte à l'aide d'un lecteur mémoire appelé "skimmer". Le code confidentiel peut ensuite être filmé ou repéré de visu, puis ces données sont inscrites sur une carte contrefaite.

Une information judiciaire, ouverte en mars 2012 par la Jirs, avait conduit les enquêteurs à mettre au jour un vaste réseau international de malfaiteurs bulgares, qualifié de "structuré" par les enquêteurs, qui avait agi en France et en Allemagne.

Les perquisitions en Bulgarie, réalisées sous commission rogatoire internationale, ont eu lieu chez l'un des deux mis en examen, où les dispositifs électroniques ont été retrouvés, ainsi que chez un troisième suspect, où les cartes vierges ont été découvertes.

Ce dernier a fait l'objet d'un mandat d'arrêt européen, de même qu'un quatrième homme. Ils doivent être remis dans les prochains jours aux autorités judiciaires françaises.

Poursuivis pour détention de bien ou instrument destiné à la contrefaçon de cartes de paiement ou de retrait, de tentative d'escroquerie en bande organisée et association de malfaiteurs, ils encourent une peine de dix ans d'emprisonnement devant un tribunal correctionnel.

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