Bilan

Décloisonner l'art contemporain avec heART@geneva

La seconde édition du parcours heART@geneva a débuté le 19 juin dernier. Ce circuit propose aux curieux de découvrir vingt œuvres d’art contemporain nichées dans des lieux emblématiques de la ville.

Les artilleurs au repos de Gérard Collin-Thiébaut assis à la place des canons, goûtant la fameuse soupe aux légumes.

Crédits: DR

Sortir l’art des musées, c’est ce que propose le parcours artistique de heART@geneva. Pour cette seconde édition, cette balade se concentre sur le centre-ville en collaborant avec des lieux comme le Palais de l’Athénée ou la Maison Tavel. Des lieux historiques de la cité de Calvin sélectionnés par affinité personnelle de l’association organisatrice.

Marietta B. Bieri, commissaire de l’exposition et présidente de l’association chapeaute toute l’organisation de la manifestation. «On choisit un lieu si on a un coup de cœur pour celui-ci. On veut aussi proposer quelque chose d’inédit et de ludique, et ainsi rendre plus accessible les œuvres d’art.»

En terme financier, heART@geneva ne reçoit pas de soutien de la ville ou du canton. L’événement ne fonctionne que grâce aux cotisations des membres de l’association, et les subventions de la Compagnie Bancaire Helvétique et la fondation Ernst Göhner.

«On a peut-être fait l’erreur lors de la première édition de vendre les œuvres exposées. Cette année on vend uniquement un catalogue, et les visites guidées sont payantes», commente Marietta B. Bieri. Les 55'000 francs récoltés lors de l’édition 2017 ont été ensuite reversé à des associations caritatives.

L’association heART@geneva est en grande partie bénévole et ne fonctionne qu’avec un budget serré: «On fait le maximum avec le budget que l’on a mais on manque de fond pour la communication ou la publicité».

Un tremplin pour les artistes locaux

Les artistes internationaux côtoient les talents de la région, ce qui leur permet de gagner drastiquement en visibilité «pour nous c’est un véritable tremplin que l’on offre aux jeunes artistes locaux. On sait que la situation pour eux est compliquée en Suisse», explique Marietta B. Bieri.

L’œuvre de la new yorkaise Jenny Holzer, un banc en calcaire de plus de 450kg, est exposé dans la cour du Palais de Justice. Avec l’inscription I am Powerful, l’artiste souhaitait aussi créer un dialogue avec l’ancien Hôpital de Genève qui hébergeait ce lieu.

Une autre œuvre est celle de la genevoise Anaïs Balmon, choisit sur un concours avec les étudiants de la HEAD  pour le collège Calvin. Sept plaques en céramique enfoncée dans le sable de la cour suggèrent des règles de jeux entre camarades lors de la récréation. Vingt œuvres très différentes donc, qui ont toutes comme lien ce dialogue avec la ville de Genève. «C’est important que les bâtiments et les œuvres contemporaines se répondent».

>> À lire aussi: Va-t-on vider les musées?

Cet événement est organisé par l’association heART@geneva qui a pour but de promouvoir et soutenir financièrement la création contemporaine et la philanthropie.  Des visites guidées du parcours ont lieu tous les vendredis du mois d’août et coûtent 20 francs avec le catalogue en cadeau. D’une durée de deux heures, elle retrace non seulement le travail des artistes, mais revient aussi sur l’histoire des lieux d’expositions. Parcours à découvrir jusqu’au 31 août.

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