Bilan

COP23: de Marrakech à Bonn en voiture électrique

Un convoi de voitures électriques a rallié Bonn, où se tient la COP 23, depuis Marrakech, où avait eu lieu fin 2016 la COP22. Volonté des organisateurs: sensibiliser populations et décideurs aux enjeux de la mobilité verte.
  • Le convoi est parti de Marrakech où se tenait fin 2016 la COP 22.

    Crédits: DR
  • Halte à Genève avant de rallier Bonn, en Allemagne.

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La 23ème «Conférence des parties», ou COP23, se tient actuellement à Bonn, en Allemagne, jusqu’au 17 novembre prochain. Pendant deux semaines, les délégations des nations vont se réunir dans l’ancienne capitale allemande sous l’égide des îles Fidji. Cet état insulaire, directement menacé par la montée des eaux, aura fort à faire pour défendre l’engagement des pays lors de la COP21 à limiter la hausse de la température moyenne de la planète à un maximum de 2 °C après l’annonce par Donald Trump de la défection des Etats-Unis.

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C’est dans ce cadre tendu que le groupe Drivelectric, actif dans la promotion des véhicules électriques, et l’association MIPAI (Association marocaine d’intelligence et d’affaires publiques), ont décidé d’organiser un rallye visant à promouvoir la mobilité durable. Baptisé «Light Us, Road to COP23», ce convoi relie symboliquement Marrakech, ville organisatrice de la COP22 en 2016, à Bonn et à la COP23. Les 17 voitures de marque Tesla ont traversé sept pays sur près de 4’400 km afin de prouver que l’on peut désormais parcourir de grandes distances en roulant exclusivement à l’énergie électrique.

Le convoi a fait une halte à Genève

En parallèle, le convoi transportait symboliquement une torche digitale, symbole reliant les deux conférences. Malgré de nombreuses difficultés rencontrées au cours du périple causées par le relatif manque de points de charge au Maroc et dans le sud de l’Espagne, le convoi a été reçu par les autorités des villes qu’il a traversées, dont notamment au siège de l’UPM (Union pour la Méditerranée), à Barcelone.

Le rallye a fait halte à Genève pendant toute une journée. L’occasion de réunir devant le Palais des Nations une centaine de véhicules électriques à deux et quatre roues. Le fondateur de Solar Impulse Bertrand Piccard, le directeur général des Nations Unies à Genève Michael Møller et Luc Barthassat, responsable du département de l’Environnement, des Transports et de l’Agriculture du Canton de Genève, s’y sont tous trois livrés à des discours prônant l’urgence d’adopter des mesures favorisant la mobilité verte.

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«A tous ceux qui prétendent qu’il coûterait trop cher d’installer des bornes pour véhicules électriques partout dans les villes, je leur réponds que ça coûterait toujours infiniment moins cher que de soigner les millions de personnes souffrant de maladies graves et mourant par la faute de la pollution chaque année dans le monde», a déclaré Bertrand Piccard lors de son allocution, avant de poursuivre: «Pour prendre l’exemple du Maroc, d’où le rallye est parti, le roi Mohamed VI prépare son pays à dépendre à 52% d’énergies renouvelables d’ici 2030, et bien nous risquons bien de voir le Maroc avoir un réseau pour les voitures électriques finalisé avant la Suisse.»

Michael Møller, directeur général d'ONU Genève a lui souligné «l’exploit à la portée internationale significative» du rallye Light Us. «Nous avons fait trop peu, trop lentement» a-t-il ajouté au sujet de la lutte contre le réchauffement climatique.

Une économie de CO2 de 117 tonnes

Le convoi a repris sa route le lendemain, arrivant juste à temps pour l’ouverture de la COP23 à Bonn. C’est là que Saleheddine Mezouar, le président de la COP22 de l’an passé au Maroc, s’est vu remettre la torche Light Us et a pu la passer symboliquement le flambeau à son homologue fidjien présidant la COP23.

Au total, les 17 véhicules auront parcouru 4’400 km chacun en traversant le Maroc, l’Espagne, la France, la Suisse, la Belgique, les Pays-Bas et l’Allemagne, pour une dépense totale de 17 mégawatts, soit une économie de CO2 de 117 tonnes comparativement au même périple effectué en voiture à moteur thermique.

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Jorge S.B.

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