Bilan

COP21: les pays développés doivent tenir leurs promesses financières

Les pays riches devront verser tous les ans aux pays pauvres 100 milliards de dollars dès 2020 pour les aider à faire face au changement climatique.

"A Paris, nous devons tenir les promesses que nous avions faites à Copenhague et nous devons obtenir des résultats concrets d'ici 2020, à savoir le déblocage de 100 milliards de dollars annuellement", a déclaré Angel Merkel lors du sommet de quelque 150 chefs d'Etat et de gouvernement réuni au premier jour de la COP21.

Crédits: AFP

Les pays riches doivent "tenir leur promesse" de verser tous les ans aux pays pauvres 100 milliards de dollars dès 2020 pour les aider à faire face au changement climatique, a souligné lundi la chancelière Angela Merkel à la conférence de Paris sur le climat.

"A Paris, nous devons tenir les promesses que nous avions faites à Copenhague et nous devons obtenir des résultats concrets d'ici 2020, à savoir le déblocage de 100 milliards de dollars annuellement", a-t-elle déclaré lors du sommet de quelque 150 chefs d'Etat et de gouvernement réuni au premier jour de la COP21.

"Les dégâts passés" dus au changement climatique "sont une responsabilité qui nous incombe", a-t-elle souligné.

La conférence de Paris est "une occasion de faire de nos belles théories une réalité en réduisant les températures et en évitant qu'elles dépassent 2 degrés", a déclaré Mme Merkel. Mais, a-t-elle ajouté, "nous savons que les petits Etats insulaires risquent de dire +ça ne suffit pas+".

La chancelière s'est réjouie que 183 pays représentant 95% des émissions de gaz à effet de serre mondiales aient présenté leurs engagements de réduction de leurs émissions. C'est "une bonne nouvelle", a-t-elle dit, mais "la mauvaise nouvelle c'est que nous risquons à court terme de ne pas parvenir à cet objectif de 2 degrés".

"Nous devons réfléchir ici et maintenant aux outils qui nous permettront d'atteindre cet objectif dans les dix ans", a-t-elle dit.

La conférence doit "mettre en place un cadre juridiquement contraignant", a ajouté la chancelière.

Les promesses de réduction des gaz à effet de serre faites par les pays "sont des contributions volontaires mais il est important que nous soyons à la hauteur des objectifs que nous fixons", a-t-elle insisté. Cela signifie que les mécanismes de suivi devront être "juridiquement contraignants", a-t-elle expliqué, souhaitant une révision "tous les cinq ans et ce dès 2020".

"Un mécanisme clair permettant de mesurer ces objectifs et de nous rendre plus crédibles est essentiel", a souligné Mme Merkel.

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