Bilan

Condamin-Gerbier reste en détention préventive

Le Tribunal pénal fédéral confirme une décision du Tribunal des mesures de contrainte. L’ex-cadre de la banque genevoise Reyl, Pierre Condamin-Gerbier, reste en prison.
Le Tribunal pénal fédéral (TPF) retient l'existence de forts soupçons et d'un risque de collusion.

Suspecté d'espionnage économique, l'ex-cadre de la banque genevoise Reyl & Cie avait été arrêté le 5 juillet dernier et placé en détention sur ordre du Ministère public de la Confédération (MPC).

Auditionné en juin devant une commission parlementaire française comme témoin dans l'enquête sur l'ancien ministre français du Budget Jérôme Cahuzac, Pierre Condamin-Gerbier a affirmé posséder une liste de noms de Français détenteurs d'un compte en Suisse. Le 2 juillet dernier, il a transmis cette liste à la justice française.



Celle-ci a ensuite saisi des documents lors d'une perquisition des locaux de la banque Reyl à Paris. Contrairement aux allégations de Pierre Condamin-Gerbier, qui avaient été largement répercutées par les médias le mois dernier, la liste des ressortissants français détenant un compte à la banque Reyl ne comporterait pas les noms de personnalités politiques.

Risque de fuite

A l'appui de sa décision de confirmer le maintien en détention de l'ex-banquier, diffusée jeudi, le TPF considère qu'il n'y a pas seulement danger de collusion mais aussi un risque de fuite, même si Pierre Condamin-Gerbier conteste toute velléité de quitter le territoire suisse.



Le TPF relève que l'ex-banquier et son épouse sont tous deux de nationalité française. De plus, Pierre Condamin-Gerbier est aujourd'hui sans travail, ni source de revenus en Suisse.

Détention «proportionnée»

Aux yeux du TPF, la détention, qui dure depuis plus de trente jours, est «encore proportionnée». Car l'infraction de service de renseignements économiques est à elle seule passible d'une peine privative de liberté de trois ans au plus.

Contraint de démissionner le 19 mars dernier, l'ex-ministre français du budget Jérôme Cahuzac a été mis en examen le 2 avril. Il répond de «blanchiment de fraude fiscale» et de «blanchiment d'avantages procurés par une entreprise dont les services ou les produits sont pris en charge par la sécurité sociale.»
Myriam Amara

Aucun titre

Lui écrire

Aucune biographie

Du même auteur:

Globus à la baisse en 2012
Mario Monti ouvrira la grand-messe davosienne

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info


Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."