Bilan

Champittet reprend les élèves de Mont-Olivet

En proie à des difficultés financières, l’Institut catholique Mont-Olivet cède ses activités lausannoises.
  • De nouveaux élèves devraient rejoindre le Collège Champittet à la rentrée scolaire de septembre 2016.

    Crédits: Image: College Champittet
  • L'Eglise du Collège Champittet.

    Crédits: image: Collège Champittet
  • Les élèves de l'Institut catholique Mont-Olivet vont progressivement rallier le campus du Collège Champittet à Pully.

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  • Un geste sera proposé pour compenser dans un premier temps les différences de frais générées par des infrastructures plus développées.

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Les parents et les collaborateurs ont été informés mercredi soir : le Collège Champittet reprend au 1er février les élèves et le personnel de l’Institut catholique Mont-Olivet. Cet accord a été trouvé entre deux écoles privées vaudoises partageant les mêmes valeurs chrétiennes. En chiffres, cela signifie que Philippe de Korodi, directeur général de Champittet, dirige désormais une institution de 300 personnes (dont une soixantaine venue de Mont-Olivet) fréquentée par environ 1070 élèves (800 élèves à Champittet et 270 Mont-Olivet).

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La raison ? Mont-Olivet connaît des difficultés financières depuis de nombreuses années. La Congrégation religieuse propriétaire a régulièrement dû combler des pertes importantes et les dettes se sont accumulées. « Christian Fluhr, arrivé début 2014, a tout tenté pour rétablir indépendamment une situation très difficile. Le niveau de surendettement, l’impossibilité de réaliser les indispensables investissements et la contraction du marché de l’éducation ont conduit la Congrégation à stopper l’activité du site de Lausanne et à vendre ses propriétés», peut-on lire dans le communiqué officiel cosigné par Philippe de Korodi et Christian Fluhr.

Le transfert des élèves sera progressif

Le temps était compté pour trouver une solution de continuité, aussi bien pour assurer la scolarité des élèves que pour le maintien de l’emploi des enseignants et collaborateurs. Le transfert des élèves sur le campus de Champittet (Pully), situé à 4 minutes à pied de celui de Mont-Olivet (quartier de Montchoisi à Lausanne) sera progressif et « prendra en compte le confort des élèves et des professeurs pour préparer au mieux la réunion de ces deux écoles qui n’en feront plus qu’une dès août 2016». Pour sa part, Christian Fluhr se déplacera sur la Côte et reprendra la direction de Mont-Olivet Vich qui n’est pas concerné par cet accord.

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Les frais d’écolage de Champittet étant environ 30% plus élevé que ceux de Mont-Olivet, la direction de Champittet s’attend à voir une partie des 270 élèves de Mont-Olivet renoncer à se réinscrire pour la rentrée prochaine. Cela étant, un geste financier est prévu par le groupe propriétaire de Champittet, soit North Anglia Education.

«La différence de frais d’écolage s’explique par des éléments très concrets. Que ce soit le fait que nous disposions de terrains de 40'000 m2, avec des terrains de sport (y compris des courts de tennis sous bulle) ; le fait que des tablettes numériques soient remises à chaque rentrée à chaque élève ; le programme musical basé sur celui de la Julliard School à New York, réputée mondialement (ce qui implique d’importants frais en équipement pour être dotés en pianos, etc.) ; les cours de soutien en français et en anglais liés au fait que l’enseignement est bilingue à Champittet ; la présence d’une psychologue scolaire à résidence, tout comme d’une conseillère aux études, etc. » nous explique Philippe de Korodi, lui-même un ancien élève de l’institut. Une dernière précision : avec cet accord, Champittet hérite d’un jardin d’enfants, ce dont rêvait la direction de l’institut privé.

Serge Guertchakoff

RÉDACTEUR EN CHEF DE BILAN

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Serge Guertchakoff est rédacteur en chef de Bilan et auteur de quatre livres, dont l'un sur le secret bancaire. Journaliste d'investigation spécialiste de l'immobilier, des RH ou encore des PME en général, il est également à l'initiative du supplément Immoluxe et du numéro dédié aux 300 plus riches. Après avoir été rédacteur en chef adjoint de Bilan de 2014 à 2019, il a pris la succession de Myret Zaki en juin de cette année.

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