Bilan

Ces usines qui se créent en Suisse

En dépit de la force du franc et de la cherté de la main-d’œuvre, des entreprises helvétiques investissent des sommes très importantes dans leur appareil local de production.

Lancement du nouveau centre de production de Georg Fischer à Bienne.

Crédits: Marinus Van Breugel

Le 22 septembre dernier, le premier coup de pioche a réuni plusieurs personnalités à Viège (VS). Le chantier durera trois ans: en 2020, le groupe bâlois Lonza et la société française Sanofi ouvriront une nouvelle usine de médicaments biologiques en Valais. L’investissement s’élève à 290 millions de francs.

Dans le canton de Genève, Firmenich (arômes et parfums) démarrera en janvier prochain l’agrandissement de son site de Meyrin. Coût: 100 millions de francs. Dans les prochaines années, plusieurs autres entreprises (lire ci-contre) renforceront leur présence sur le territoire suisse avec, à la clé, la création de nouveaux emplois, le plus souvent à haute valeur ajoutée. 

Malgré la cherté de la main-d’œuvre et la surévaluation relative du franc, la place économique helvétique figure parmi les sites les plus attractifs au niveau mondial comme le montrent plusieurs classements internationaux. «La Suisse reste un lieu de production compétitif et attrayant grâce à ses infrastructureset son système de formation duale», reconnaissait le 2 octobre dernier Martin Schaufelberger, directeur du fournisseur de soins dentaires Coltene, lors de l’ouverture du chantier de la nouvelle usine du groupe à Altstätten (SG). 

Investir davantage en 2018

Selon une étude récente de Credit Suisse, «l’amélioration attendue sur le front des bénéfices devrait avoir un impact positif sur les investissements des entreprises». Dans un sondage, 40% des entreprises interrogées ont indiqué qu’elles avaient l’intention d’investir davantage en 2018. Ce qui représente une nette progression par rapport aux enquêtes de 2013 et de 2015. Seule une minorité d’entreprises (17%) envisagent de réduire leurs dépenses.

L’optimisme est aussi de mise du côté du Seco (Secrétariat d’Etat à l’économie). En raison du contexte économique mondial favorable et de l’amélioration de l’utilisation des capacités de production, les montants investis dans les biens d’équipement devraient croître de 2,5% en valeur réelle en 2018 et atteindre 102 milliards de francs (soit 15% du produit intérieur brut). 

Les dernières prévisions conjoncturelles du FMI (Fonds monétaire international) devraient conforter ce scénario. Pour 2018, elles prévoient une croissance de 2,7% au niveau planétaire, de 2,1% dans la zone euro et de 2,2% aux Etats-Unis. «Les entreprises helvétiques tournées vers l’exportation pourraient bénéficier du redressement économique au niveau mondial», explique Vincent Pochon, collaborateur scientifique au Seco. De bon augure pour l’avenir!

Jean Philippe Buchs
Jean-Philippe Buchs

JOURNALISTE À BILAN

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Journaliste à Bilan depuis 2005.
Auparavant: L'Hebdo (2000-2004), La Liberté (1990-1999).
Distinctions: Prix Jean Dumur 1998, Prix BZ du journalisme local

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