Bilan

Ces princes et stars qui louent Disneyland et des plages

Marre de files d'attente aux manèges des parcs d'attraction? Il suffit de faire comme ce prince saoudien qui a privatisé certaines parties de Disneyland Paris. Une pratique pas si rare... quand le portemonnaie suit.
De nombreux parcs d'attraction proposent un forfait VIP, qui permet de zapper les files d'attente et de passer plus rapidement dans les manèges. Apparemment, ce prince saoudien qui visitait Disneyland Paris ne se contentait pas de cette offre si banale: il a carrément privatisé attractions et spectacles pour lui et sa soixantaine d'invités.

Fahd al-Saoud, fils de feu le prince héritier d'Arabie Saoudite Nayef ben Abdel Aziz, avait écrit un scénario pour la parade sur Main Street, l'avait fait parvenir aux responsables du parc d'attraction et avait ainsi pu décider du spectacle. Pendant trois jours, différents espaces ont été ainsi fermés au reste des visiteurs, afin que le prince puisse fêter l'obtention de son diplôme.

Des parcs d'attraction aux pistes de ski

Montant de la facture: 15 millions d'euros. Soit un ticket d'entrée qui peut sembler cher mais ne représente au final qu'une rentrée infime dans le budget annuel du parc parisien: le chiffre d'affaires de la saison 2011-2012 s'est établi à 1,324 milliard d'euros, avec une perte nette de 85,6 millions d'euros.

Mais la pratique n'est pas si rare. Ainsi, en 2005, le patron du groupe industriel sud-coréen Samsung, Lee Kun-hee, avait défrayé la chronique: le quotidien français Le Dauphiné Libéré avait annoncé que la station de Courchevel allait lui privatiser une partie de son domaine skiable. Pour 2700€ les deux heures, il allait être seul à skier sur trois pistes et aurait une motoneige pour lui éviter d'avoir recours aux téléskis. Devant le tollé suscité, Lee Kun-hee avait annulé son séjour.

Un service prévu dans les parcs de loisirs

En Suisse romande, le Swiss Vapeur Parc du Bouveret privatise ses espaces, mais dans un cadre bien précis: «Nous ouvrons en dehors de nos heures d’ouverture pour ces groupes qui souhaitent profiter des lieux en toute quiétude. Nous ne changeons pas nos prix car souvent les gens prennent le repas ou l’apéro chez nous», confie Patricia Richard, du Swiss Vapeur Parc.

S'il s'agit régulièrement de mariages (pour lesquels des trains sont réservés afin d'amener le couple fraîchement uni), le parc valaisan n'a jamais eu affaire à des demandes extravagantes.

En France voisine, le Vitam Parc de Saint-Julien-en-Genevois prévoit également la privatisation partielle de ses espaces. «Il s'agit souvent de l'espace aquatique qui est demandé par des clients qui veulent être seuls. En fonction des besoins exprimés, nous leur proposons une offre adaptée», glisse Sandrine Busca, porte-parole de Migros France.

Une plage pour Jennifer Lopez

Des demandes sages bien loin des privatisations qu'osent les grandes fortunes et les stars. Et côté célébrités, la démesure prend des proportions parfois stupéfiantes.

Ainsi, Jennifer Lopez a réservé une plage de Long Beach en Californie pour bronzer avec son compagnon. Tout aussi amoureux, Justien Bieber a visionné le film Titanic en compagnie de Selena Gomez dans un stade où le couple était seul... avec quelques serveurs pour le dîner gastronomique.

Couple toujours, mais avec un bébé en vue: Beyoncé et Jay-Z ont mis la main sur un étage entier d'un hôpital de New York afin que la chanteuse puisse accoucher en paix. Au rayon enfants, Brad Pitt et Angelina Jolie ont fait une OPA sur un train entre Londres et Glasgow quand ils ont effectué ce trajet avec leur progéniture.

Snoop Dogg voulait louer le Liechtenstein

La palme de la privatisation la plus extravagante revient sans doute à Snoop Dogg. Pour les besoins du tournage d'un clip, le rappeur américain avait réservé... le Liechtenstein! Le très sérieux quotidien britannique The Guardian révèle que l'affaire était légalement réalisable: elle aurait coûté 70'000$ pour une nuit. L'affaire a finalement capoté quand le chanteur a changé d'idée pour son clip.
Matthieu Hoffstetter
Matthieu Hoffstetter

JOURNALISTE À BILAN

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Titulaire d'une maîtrise en histoire et d'un Master de journalisme, Matthieu Hoffstetter débute sa carrière en 2004 au sein des Dernières Nouvelles d'Alsace. Pendant plus de huit ans, il va ensuite couvrir l'actualité suisse et transfrontalière à Bâle pour le compte de ce quotidien régional français. En 2013, il rejoint Bilan et se spécialise dans les sujets liés à l'innovation, aux startups, et passe avec plaisir du web au print et inversement. Il contribue également aux suppléments, dont Bilan Luxe. Et réalise des sujets vidéo sur des sujets très variés (tourisme, startups, technologie, luxe).

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