Bilan

Cadeaux: les bons plans de Noël

Les consommateurs se tournent de plus en plus vers la production locale. Les artisans et créateurs suisses l’ont bien compris et développent leurs offres. Sélection de bonnes adresses.

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Et si vous offriez un cadeau fabriqué par un artisan suisse? Les créateurs ne manquent pas en terres helvétiques. Reste pour eux à bénéficier d’assez de visibilité pour que leurs produits se vendent. Surtout, il leur faut des plateformes accessibles et pratiques. Le Covid-19 complique la possibilité de se rendre en magasin. Sélection non exhaustive des sites et boutiques pour faire ses achats.

L’un des mastodontes du genre se nomme Etsy. Il s’agit d’une plateforme internationale sur laquelle les créateurs ouvrent leur propre boutique. Elle compte près de 72 millions d’articles en vente, créés par 2,7 millions de vendeurs actifs. Si Etsy a son siège à Brooklyn, aux Etats-Unis, d’autres ont eu l’idée de créer des projets similaires ancrés en Suisse. Par exemple, à Neuchâtel, Vanessa a fondé la plateforme ialoo.ch (3) afin de mettre en avant les artisans locaux. Elle s’est demandé pourquoi les personnes préféraient commander à des vendeurs de l’autre côté de la planète plutôt que de faire appel à ceux à proximité. «Si c’est une question de prix, je préfère acheter moins mais mieux. Et vous serez surpris des prix fixés par les artisans qui, souvent, ne comptent pas les heures de travail pour pouvoir vivre de leurs passions.» Elle évoque également le manque de visibilité de ces artisans.

Mickael Carvalho, qui a créé tatoutici.ch (1), abonde en son sens: «J’ai passé énormément de temps à rechercher les artisans inscrits sur ma plateforme», explique-t-il. Il ajoute préférer le qualitatif au quantitatif: «Etsy ne comporte pas l’aspect local. Les articles ne sont en plus pas tous qualitatifs, et l’on retrouve parfois de l’artisanat du dimanche.»

Le modèle économique de ces deux plateformes diffère. Vanessa a décidé de percevoir une commission à hauteur de 12%. Mickael Carvalho évoque, lui, une commission de 6%. «Pour l’instant, j’investis et prends des risques», affirme-t-il. Il croit toutefois en son projet, et estime que le jeu en vaut la chandelle. «On ne consomme pas ce qui se trouve autour de nous et les produits viennent toujours de plus en plus loin… Moi-même partisan du commerce local, j’ai toujours été convaincu que je pouvais amener une solution.»

Des artistes, outre ceux présents sur ces sites, lancent également leurs propres initiatives. Le designer Raphaël Lutz a, par exemple, collaboré avec l’entreprise de torréfaction Goodlife pour mettre
au point un plateau à café, Le Totoko (2), en édition limitée à 99 exemplaires. Les artistes se retrouvent aussi dans des boutiques spécialisées, à l’image de celle de Jorge Guerreiro. Ce blogueur spécialisé dans le luxe, qui tient son site internet depuis une dizaine d’années, a lancé en 2019 à Lausanne sa boutique JSBG (5), dédiée aux créateurs suisses.

L’alimentaire aussi

Qui dit produits de la région dit vin et gastronomie. En plus des épiceries de proximité, dans lesquelles les clients retrouvent souvent des produits locaux, il y a la possibilité de commander en ligne. La Couleur du Vin, ProVino ou encore La Vinothèque (4) permettent d’acheter des vins suisses. Pour l’alimentaire, beeland.ch (6) réunit artisans, exploitations, fermes, producteurs, personnes indépendantes ou entreprises. Ceux qui vendent sur la plateforme sont appelés à éviter toute concurrence inutile. Ils doivent ainsi proposer des produits différents des autres. C’est l’équivalent des petites épiceries familiales désireuses de sublimer les producteurs.

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Rebecca Garcia

JOURNALISTE À BILAN

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Rebecca Garcia a tout juste connu la connexion internet coupée à chaque téléphone. Elle a grandi avec la digitalisation, l’innovation et Claire Chazal. Elle fait ses premiers pas en journalisme sportif, avant de bifurquer par hasard vers la radio. Elle commence et termine ensuite son Master en journalisme et communication dans son canton de Neuchâtel, qu’elle représente (plus ou moins) fièrement à l’aide de son accent. Grâce à ses études, elle découvre durant 2 mois le quotidien d’une télévision locale, à travers un stage à Canal 9.

A Bilan depuis 2018, en tant que rédactrice web et vidéo, elle s’intéresse particulièrement aux nouvelles technologies, aux sujets de société, au business du sport et aux jeux vidéo.

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