Bilan

Bruxelles accorde des aides à la Grèce, au Portugal et à Chypre

Les ministres des Finances de la zone euro ont donné leur feu vert lundi soir à nouvelles tranches d'aide pour la Grèce, le Portugal et Chypre.
Ils font en outre pression sur la Slovénie pour qu'elle corrige ses déséquilibres macroéconomiques, dans le secteur bancaire notamment.

Un montant de 7,5 milliards d'euros sera accordé en deux temps à la Grèce, dans le cadre du plan d'aide accordé au pays au printemps 2012. Une première tranche de 4,2 milliards d'euros (5,2 milliards de francs) sera débloquée «dans les jours qui viennent», a précisé l'Eurogroupe dans un communiqué.

La seconde tranche (3,3 milliards d'euros/4,1 milliards de francs), sera débloquée en juin. Cela à condition que la Grèce mette en place les réformes sur lesquelles elle s'est mise d'accord avec ses bailleurs de fonds, réunis au sein de la troïka (Union européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international).

Athènes doit notamment «prendre des mesures pour mieux collecter l'impôt et pour réformer son administration», a indiqué le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem. «Nous sommes confiants dans le fait que la Grèce va prendre les mesures nécessaires», a-t-il ajouté.

Les ministres des Finances de la zone euro ont estimé qu'Athènes a déjà effectué «de bons progrès» qui ont justifié la décision de déblocage lundi. Une partie de la somme doit théoriquement servir à payer des obligations de la BCE qui arrivent à échéance fin mai.

Début avril, les bailleurs de fonds de la Grèce avaient approuvé le versement d'une tranche d'aide de 2,8 milliards euros, bloquée depuis mars. Cette décision avait été prise après l'adoption par le Parlement grec d'une loi controversée autorisant le renvoi de 15'000 fonctionnaires d'ici fin 2014 dans le cadre de la restructuration du secteur public réclamée par la troïka.

Aide au Portugal

Réunis à Bruxelles, les ministres des Finances des 17 pays de la zone euro ont aussi discutés d'autres Etats en difficultés économiques, dont l'Italie, Chypre, l'Espagne, le Portugal et la Slovénie.

Le Portugal a obtenu le feu vert pour le versement de 2,1 milliards d'euros (2,6 milliards de francs). La décision fait suite à l'accord trouvé dimanche entre le gouvernement portugais et ses créanciers sur un nouveau programme d'austérité.

Rapport confidentiel

Concernant Chypre, les règles sur la prévention du blanchiment d'argent sont mal appliquées, a affirmé lundi soir le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem. Ce dernier se base sur un rapport confidentiel.

Outre le démantèlement des banques et une ponction sur les comptes d'épargne supérieurs à 100'000 euros, les Européens ont imposé à Chypre, en échange d'un prêt de 10 milliards d'euros (12,4 milliards de francs) de se soumettre à un examen en matière de blanchiment. L'île était en effet soupçonnée de servir de plaque tournante pour le blanchiment d'argent sale, notamment en provenance de Russie.

Les Européens attendent que Chypre travaille à un plan d'action, dont la mise en œuvre sera contrôlée dans le cadre du déboursement de nouvelles tranches de l'aide chypriote. Si le principe d'une aide de 10 milliards d'euros a été approuvé, chaque déboursement partiel est soumis à des conditions spécifiques. La première tranche de 3 milliards été débloquée lundi.







Slovénie sous pression







La zone euro a par ailleurs maintenu la pression sur la Slovénie. Elle lui demande d'agir rapidement pour corriger ses déséquilibres macroéconomiques, dans le secteur bancaire notamment, de crainte que le pays ne soit contraint de demander une aide financière internationale.







«Un des principaux défis (de la Slovénie) est de réparer son secteur bancaire», a indiqué le commissaire européen en charge des Affaires économiques, Olli Rehn. «Il n'y a pas de temps à perdre».







La date-clé sera le 29 mai quand la Commission européenne fera ses recommandations économiques aux 27 Etats membres. A cette occasion, elle décidera «si Ljubljana doit en faire plus», a estimé M. Rehn. Le secteur bancaire slovène croule sous une montagne de créances douteuses: environ 7 milliards d'euros (8,7 milliards de francs), soit 20% du PIB.
Myriam Amara

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