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Brexit: les 27 doivent se préparer à un échec des négociations

L'UE et les entreprises doivent "intensifier leurs préparatifs" aux répercussions qu'aura le départ du Royaume-Uni de l'Union, notamment en cas d'un échec des négociations.

Les négociations traînent en longueur et butent en particulier sur la question de la frontière qui va séparer l'Irlande, entre le nord et le sud.

Crédits: reuters

Les pays de l'UE et les entreprises doivent "intensifier leurs préparatifs" aux répercussions qu'aura le départ du Royaume-Uni de l'Union, notamment en cas d'un échec des négociations de l'accord censé organiser le divorce, a exhorté jeudi la Commission européenne.

L'exécutif européen a publié un texte qui "invite les Etats membres et les acteurs privés à intensifier leurs préparatifs" en anticipant tous les scénarios possibles, y compris celui d'une "rupture brutale", alors que les conservateurs britanniques au pouvoir à Londres n'ont de cesse de se déchirer sur leur stratégie de sortie de l'UE.

"Si l'accord de retrait n'est pas ratifié avant le 30 mars 2019, il n'y aura pas de période de transition et le droit de l'UE cessera de s'appliquer" pour le Royaume-Uni et au Royaume-Uni, a souligné la Commission dans le document qu'elle a publié jeudi.

Parmi les domaines où le départ britannique aura des répercussions à anticiper, l'exécutif européen cite notamment les contrôles aux frontières extérieures de l'Union, la question de la "validité des permis" émis au Royaume-Uni ou encore "les différentes règles applicables aux transferts de données" entre les deux entités.

Londres et Bruxelles sont censés parvenir à un accord d'ici octobre, pour permettre aux Parlements européen et britannique de le ratifier avant la concrétisation du Brexit. Cet accord inclurait notamment une période de transition jusqu'à fin 2020, pour atténuer les nombreux effets du retrait britannique.

Mais les négociations traînent en longueur et butent en particulier sur la question de la frontière qui va séparer l'Irlande, entre le nord, province qui appartient au Royaume-Uni, et le sud, Etat membre de l'UE.

Elles sont en outre rendues encore plus complexes par les fortes dissensions au sein du gouvernement britannique où les eurosceptiques contestent la stratégie de la Première ministre. Theresa May a ainsi dû faire face aux démissions récentes de son ministre des Affaires étrangères Boris Johnson et de celui chargé du Brexit David Davis.

Le successeur de M. Davis, Dominic Raab, est attendu jeudi à Bruxelles pour y rencontrer le négociateur en chef du Brexit pour l'UE, le Français Michel Barnier, à l'issue d'une semaine de négociations.

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