Bilan

Berlin juge "décisive" la participation du FMI au 3e plan de la Grèce

Le gouvernement allemand a réaffirmé vendredi que la participation du FMI à un troisième plan d'aide international à la Grèce était "décisive" alors que l'institution souhaite un allègement de la dette.

Le FMI, l'un des créanciers de la Grèce, a indiqué jeudi qu'il attendait que les Européens prennent des décisions sur l'allégement de la dette grecque avant de décider s'il participe à ce nouveau renflouement.

Crédits: AFP

Le gouvernement allemand a réaffirmé vendredi que la participation du Fonds monétaire international (FMI) à un troisième plan d'aide international à la Grèce était "décisive" alors que l'institution souhaite un allègement de l’abyssale dette grecque.

"La participation du FMI est décisive pour le gouvernement allemand", a souligné la porte-parole de la chancellerie, Christiane Wirtz, rappelant qu'il s'agissait là d'une position inchangée.

Mais l'institution de Washington traîne des pieds pour participer à un nouveau plan d'aide à la Grèce, de quelque 85 milliards d'euros et qui, s'il aboutit, sera le troisième depuis 2010 pour un pays dont l'économie s'est effondrée mais qui devra encore consentir de lourds sacrifices.

Le FMI, l'un des créanciers de la Grèce, a indiqué jeudi qu'il attendait que les Européens prennent des décisions sur l'allégement de la dette grecque avant de décider s'il participe à ce nouveau renflouement.

Berlin a fait de l'implication du FMI dans ce 3e plan négocié dans la douleur une condition, quitte à se retrouver en posture délicate puisque la chancelière Angela Merkel est opposée catégoriquement à toute réduction de la dette grecque.

Le montant des créances de la Grèce, qui atteint environ 170% du Produit intérieur brut (PIB), est jugé insoutenable par de nombreux économistes car il va plomber les futures générations et empêcher le redressement d'un pays qui ne sera occupé qu'à rembourser ses dettes, selon eux.

Mais l'Allemagne s'accroche bec et ongle à son idée de remboursement intégral de cette dette de plus de 300 milliards d'euros, notamment parce qu'elle s'est engagée de longue date auprès des contribuables allemands à ce que le sauvetage de la Grèce ne leur coûte rien.

Berlin ne cesse de marteler que les traités européens empêchent tout effacement de la dette d'un pays. En revanche, le ministère des Finances a rappelé qu'une restructuration de ces créances --par exemple l'allongement de la durée de remboursement ou la diminution des taux appliqués sur ces créances-- était possible.

"C'est l'objet de la réunion du jour de l'Eurogroupe", a précisé un porte-parole à propos de la rencontre prévue à Bruxelles ce vendredi des ministres des Finances des pays de la zone euro. Il s'agit d'étudier "la soutenabilité de la dette grecque", a-t-il insisté.

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