Bilan

Athènes mise sur un accord avec les créanciers vendredi

La Grèce mise sur un accord avec ses créanciers à l'Eurogroupe de vendredi après des mois de discussions infructueuses.

M. Tsipras a accusé qualifié mercredi certaines demandes des créanciers "d'absurdes", et à dénoncé "le déplacement des lignes de buts".

Crédits: AFP

La Grèce mise sur un accord avec ses créanciers à l'Eurogroupe de vendredi, a indiqué jeudi le porte-parole du gouvernement, après des mois de discussions infructueuses qui ont suscité des inquiétudes sur son redécollage économique.

"Je pense qu'un résultat très positif vendredi est très probable", a déclaré Dimitris Tzanakopoulos sur la chaîne de télévision Antenna, à la veille de la réunion des ministres des Finances de la zone euro à Malte.

"Nous avons fait un grand effort pour combler les différences et trouver une solution efficace", a-t-il ajouté.

Mercredi, le Premier ministre grec Alexis Tsipras avait pour sa part prévenu qu'il demanderait un sommet des chefs d'Etat de la zone euro si aucun accord n'était trouvé vendredi.

"S'il n'y a pas de fumée blanche vendredi, j'ai demandé à M. Tusk que des initiatives soient prises pour convoquer un sommet des pays membres de la zone euro", avait lancé M. Tsipras à l'issue d'une rencontre avec le président du Conseil européen Donald Tusk à Athènes.

Les deux hommes avaient cependant insisté sur le fait qu'ils ne pensaient pas qu'on en arriverait là.

Le commissaire européen aux Affaires économiques et financières, Pierre Moscovici, a estimé jeudi sur son compte Twitter que l'accord était "à portée de main si tous les partenaires s'y mettent de bonne foi".

Les négociations entre Athènes et ses créanciers de la zone euro et du FMI traînent depuis des mois en raison de désaccords sur l'allègement de la dette et les objectifs budgétaires du pays.

M. Tsipras a accusé qualifié mercredi certaines demandes des créanciers "d'absurdes", et à dénoncé "le déplacement des lignes de buts".

Athènes soutient que ses performances économiques sont meilleures que prévu, et qu'il ne faut donc pas demander à la Grèce des sacrifices supplémentaires au-delà de ceux prévus par l'actuel plan de sauvetage, conclu en 2015, et qui s'achève en 2018.

"Je pense que tout le monde en Europe a compris que la Grèce a obtenu des résultats budgétaires impressionnants", a déclaré M. Tzanakopoulos jeudi.

Il apparaît que les créanciers refusent de conclure l'actuelle revue du programme, et donc d'ouvrir la voie à de nouveaux versements à la Grèce, si Athènes ne s'engage pas à de nouvelles mesures pour 2019.

Les créanciers souhaiteraient de nouvelles coupes dans les retraites, un abaissement du seuil d'exonération fiscale, et de nouvelles dérégulations des marchés de l'énergie et du travail.

La Grèce doit notamment rembourser 1,3 milliard d'euros à la BCE ce mois-ci, et 4 milliards en juillet, ce qu'elle aura les plus grandes difficultés à faire si elle n'obtient pas de nouveaux versements.

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