Bilan

A 1,10 pour un euro, le franc effraie moins

Depuis la suppression du taux plancher, les entreprises suisses semblent à présent s'être globalement mieux adaptées à l'appréciation du taux de change, selon le cabinet Deloitte.

Plus d'un tiers des CFO interrogés, continue de juger les perspectives conjoncturelles des douze prochains mois comme négatives.

Crédits: Dr

Les perspectives conjoncturelles du troisième trimestre 2015 sont considérées comme légèrement meilleures que celles du trimestre précédent, bien qu'encore négatives, selon l'étude réalisée par le cabinet de conseil et audit Deloitte auprès de directeurs financiers (CFO) en Suisse, publiée lundi. Le cours de 1,10 EUR/CHF, encore jugé comme un obstacle important il y a un an, n'est actuellement plus considéré que comme un léger inconvénient.

Plus d'un tiers des CFO interrogés, soit 37 %, contre 41% le trimestre précédent, continue de juger les perspectives conjoncturelles des douze prochains mois comme négatives. La tendance se veut néanmoins haussière, 26% (contre 16 % le trimestre précédent), se déclarant optimistes. Il en résulte un solde net de -11 %, soit une nouvelle confirmation de la légère tendance à la hausse par rapport au trimestre précédent.

Les craintes d'une récession s'établissent au même niveau qu'au trimestre dernier: un quart des CFO suisses sondés table sur une récession pour les deux prochaines années.

NOUVELLE RÉALITÉ MIEUX ACCEPTÉE

Pour ce qui est des cours, près d'un tiers des sondés juge les effets d'un taux de 1,10 EUR/CHF comme neutre et seulement un cinquième environ les considère comme un inconvénient pour leur propre entreprise. Depuis la suppression du taux plancher en janvier dernier, les entreprises suisses semblent à présent s'être globalement mieux adaptées à l'appréciation du taux de change, selon Michael Grampp, Chief Economist chez Deloitte en Suisse.

Interrogés sur les principaux risques affectant leur entreprise, les CFO ont avant tout cité des risques externes. Plus de deux tiers des sondés (67%, soit -3 % par rapport au trimestre précédent) considèrent la vigueur du franc comme le principal risque pour leur entreprise. S'ensuivent la réglementation croissante en Suisse (61%, +9% sur un trimestre) et les risques géopolitiques (59%, soit +0 % sur un trimestre).

Parmi les risques internes, une majorité de CFO sondés (53 %) juge un facteur particulièrement important pour les douze prochains mois : le risque d'une pénurie de collaborateurs spécialisés.

Deloitte en Suisse réalise chaque trimestre un sondage auprès des directions financières. Le sondage analyse leurs comportements en matière d'évaluation, de perspectives économiques, de financement, de risques et de stratégies et identifie les tendances et les tournants au sein des entreprises en Suisse.

Le CFO Survey du 3ème trimestre 2015 a été réalisé du 25 août au 18 septembre. Au total, 110 CFO y ont pris part, parmi lesquels des entreprises cotées en Bourse tout comme des grandes entreprises privées provenant des principaux secteurs et industries de l'économie suisse.

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