Bilan

A la découverte d’une galaxie d’experts

Une soixantaine de fédérations sportives internationales sont recensées dans le canton de Vaud. radiographie de leurs liens et de leur impact sur le tissu économique local. Par Rebecca Garcia, Joan Plancade et Bertrand Monnard

La Fédération mondiale de tir à l’arc a son siège au sein de la Maison du sport international à Lausanne.

Crédits: Jewel Samad/AFP

Au centre, il y a le Comité international olympique. Les autres fédérations sportives se parlent, elles se rencontrent et s’entraident. Mais il y a quelques années encore, elles n’avaient pas d’entité formelle à laquelle s’adresser. C’est pourquoi ThinkSport a été créé. Sorte de guichet unique pour les professionnels, ce réseau vise notamment à mettre en relation les bonnes personnes, entre organisations sportives, entreprises pionnières et institutions académiques. Sa directrice Anna Hellman insiste sur la dimension pluridisciplinaire du secteur. Parfois, le médical ou l’informatique présentent des idées essentielles pour l’innovation dans un sport, mais encore faut-il le savoir. «Aujourd’hui, nous sommes très gâtés et avons énormément d’expertise autour de nous. Il y a un niveau magnifique, mais il faut encore le mettre en avant», explique-t-elle

Cocon juridique pour les fédérations

L’attractivité de la place suisse pour les instances sportives internationales, en particulier les fédérations, réside également dans un cadre juridique favorable. Les règles régissant les associations offrent en effet une certaine souplesse selon le principe d’autonomie. Claude Ramoni, avocat et associé à l’étude Libra Law à Lausanne, explique: «Pour une fédération sportive, seule une assemblée générale et une direction sont requises, et les nominations sont facilitées. Par exemple, la règle «un membre = un vote» ne doit pas nécessairement s’appliquer. D’autres pays sont beaucoup moins libéraux.»

Autre souplesse: la possibilité donnée aux fédérations de décider en première instance, puis le cas échéant de voir un litige tranché par le Tribunal arbitral du sport (TAS), basé à Lausanne, ce qui constitue un schéma juridictionnel indépendant de la juridiction étatique. Sur les quelque 380 arbitres recensés sur le site du TAS, 32 sont de nationalité suisse et le droit suisse s’applique dans la procédure. Une aubaine pour les études spécialisées en droit du sport, à l’image de Kellerhals-Carrard ou de Libra Law à Lausanne, activité qui occupe plusieurs dizaines de spécialistes sur l’arc lémanique.

Claude Ramoni officie ainsi à la Maison du sport international à Lausanne, où il travaille notamment pour des fédérations sportives: «La majorité des petites fédérations n’a pas de juriste professionnel en interne, mais parfois un comité ou juste un bénévole. On est voisins, on se connaît, on travaille ensemble. Des fédérations comme celles du tir à l’arc, de canoë, d’aviron ou d’escrime sont de petites PME employant souvent entre 15 et 30 employés. La Maison du sport international offre pour ces petites fédérations tout un écosystème de prestations de service. Des séminaires sont organisés par l’ASOIF (Association des fédérations internationales des sports olympiques d’été) ou l’AIOWF (Association des fédérations internationales des sports olympiques d’hiver), des associations qui agissent un peu comme un syndicat, notamment pour sensibiliser aux bonnes pratiques de gouvernance.»

Les spécialistes du droit du sport en Suisse jouent ainsi pleinement la carte de la proximité, ce que reconnaît Claude Ramoni: «Nous sommes nombreux dans le droit international du sport. Il est vrai qu’il est nettement plus facile de communiquer, notamment avec le TAS, en étant sur place et sans la barrière de la langue. C’est une part importante de notre modèle d’affaires.»

La formation suisse valorisée

Outre les études d’avocats, les grandes fédérations emploient également des juristes spécialisés en droit du sport. La Faculté de droit de Neuchâtel propose, dans son master de droit, une orientation en droit du sport qui draine «30 à 35 élèves en moyenne», selon le professeur Sébastien Besson. Ce dernier souligne le besoin en compétences de l’écosystème du sport international: «En plus des fédérations, le Tribunal arbitral du sport ouvre régulièrement des postes de juriste. Récemment, une banque a recruté un étudiant pour des contrats de sponsoring établis dans le monde du sport.»

Le Centre international d’étude du sport (CIES), basé à Neuchâtel, a également développé, il y a une vingtaine d’années, un master international en management du sport, dit «FIFA master» en raison de l’implication forte de l’instance faîtière du football mondial, partenaire historique. Le post-grade propose à la trentaine d’étudiants (23 nationalités) – sélectionnés parmi les quelque 250 à 300 dossiers – un programme sur dix mois et trois campus: les sites de Leicester (sciences humaines du sport), Milan Bocconi (économie, finance, marketing), et Neuchâtel (droit du sport). Sur 535 alumni en dix-neuf ans d’existence, 170 travaillent toujours en Suisse, ce qui interpelle Denis Oswald, professeur émérite à l’Université de Neuchâtel et directeur du CIES: «Seuls 30 alumni sont de nationalité suisse, ce qui montre que les étrangers venus se former ici restent, bien qu’ils soient invités à rentrer dans leur pays respectif où les attentes sont importantes.»

Denis Oswald relève à ce sujet un effet boule de neige qui contribue à renforcer la place suisse dans le sport international: «L’attractivité de la Suisse pour les étudiants va de pair avec le développement des fédérations, lesquelles trouvent un intérêt à être ici tant donné la présence de compétences qualifiées dans leurs domaines. Avec la multiplication des règlements, les enjeux plus importants, les besoins en spécialistes se font de plus en plus pressants.»

Au-delà de l’administratif: l’innovation

Les Ecoles polytechniques de Lausanne et Zurich, l’Université de Lausanne, l’Ecole hôtelière de Lausanne (EHL), l’Académie internationale des sciences et techniques du sport (AISTS), le CIES mais aussi l’Ecole cantonale d’art de Lausanne (ECAL) sont autant de viviers pour les différentes fédérations. «Il y a un écosystème incroyable», confirme Jean-Baptiste Alliot. L’homme chargé de l’innovation à l’UEFA (Union des associations européennes de football) juge important d’avoir une innovation ouverte. Selon lui, une fédération, aussi grande soit-elle, est obligée d’ouvrir les yeux pour trouver ce qui plaira aux fans du sport.

L’UEFA a lancé son «Start-Up Challenge» en 2019. «L’initiative vise à sélectionner entre quatre et sept startups qui ensuite collaborent étroitement avec l’UEFA pour affiner leurs produits et services. Pendant trois à quatre mois, les entrepreneurs ont développé leurs idées et solutions conjointement avec les experts de l’UEFA. L’Association européenne de football a dans un premier temps bénéficié de réflexions et solutions nouvelles. En échange, ses membres, ainsi que d’autres experts du réseau de ThinkSport, ont prodigué leurs conseils aux différents startuppeurs et leur ont permis de tester en direct leurs solutions lors de compétitions ou événements européens.»

Ce type d’échanges est primordial, selon le conseiller d’Etat vaudois Philippe Leuba. «Avoir un écosystème est excellent, mais ce n’est pas suffisant, nous devons l’organiser», a-t-il déclaré lors de l’annonce du lancement d’un Sport Innovation Hub. Cet endroit doit voir le jour dans la capitale olympique cet automne. De quoi s’agit-il? D’une sorte d’incubateur et d’accélérateur pour les startups, né de discussions entre Philippe Leuba, ThinkSport, Swiss Timing (filiale de Swatch Group, active dans le chronométrage sportif) ou encore l’UEFA. C’est une manière d’ouvrir le dialogue avec les innovateurs – peu importe leur réseau.

«N’importe qui pourra venir, alors que jusque-là il pouvait être compliqué d’identifier une porte d’entrée, d’autant plus si on n’a pas de contacts au sein de l’organisation», ajoute Jean-Baptiste Alliot. Il précise que le changement réside surtout dans la formalisation de cette innovation. «C’est ce que nous avons montré durant le mois de février avec l’officialisation par notre président de la stratégie UEFA 2019-2024», précise-t-il.

Le Tribunal arbitral du sport (TAS) à Lausanne participe à la résolution des litiges. (Crédits: Maxime Schmid)

Ce centre peut notamment bénéficier aux personnes qui n’ont pas les accès privilégiés dont disposent les étudiants et alumni d’écoles reconnues. Sans contact avec quelqu’un à l’interne, il est difficile pour les entrepreneurs suisses d’aboutir à un réel dialogue. C’est notamment ce que dénonce Sam Njiki, passionné de football. Il travaille actuellement sur un prototype de protège-tibia connecté à une application pour les footballeurs amateurs. «Lorsqu’on ne sort pas d’une grande école polytechnique, il est vraiment très compliqué de bénéficier d’aides de l’Etat.» Il se montre néanmoins confiant quant à la réussite de son projet, notamment grâce à une future collaboration avec un cabinet d’ingénieurs réputé de la région et des discussions prometteuses avec les instances suisses.

Autre rendez-vous formel depuis deux ans: l’événement The Spot, organisé par ThinkSport. Pendant deux jours, les dirigeants de fédérations nationales et internationales ainsi que les startups se rencontrent au SwissTech Convention Center, sur le campus de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Il y a des cadres de Wimbledon, de la FIFA mais aussi des personnes qui viennent de milieux parallèles et qui peuvent rafraîchir certaines pratiques. «Beaucoup de fédérations recherchent l’engagement des fans, c’est pour cela que nous avions un conférencier du label Universal Music cette année. Il y a de nombreux éléments à prendre de la musique», explique l’organisatrice. The Spot est en quelque sorte l’aboutissement physique du travail de longue haleine que mène ThinkSport. «Nous avons entamé un inventaire de tous ceux qui sont actifs dans cet écosystème, et nous avons rencontré environ 3000 personnes depuis trois ans», annonce Anna Hellman.

Lier les bonnes personnes

Avoir la volonté d’innover est une chose, savoir à qui s’adresser en est une autre. Entre les sessions du CIO, le Forum Economique Romand, les événements des associations sportives été comme hiver, de nombreux échanges existent déjà. Mais il manque un maillon essentiel. «ThinkSport n’a pas été créé pour les fédérations qui se voient déjà, mais pour les startups ou sociétés qui peuvent amener quelque chose», explique Benjamin Cohen, directeur de l’International Testing Agency, chargée de fournir des services antidopage aux fédérations internationales.

Anna Hellman le reconnaît: Lausanne est loin de contenir toute l’expertise en matière sportive. Un fait qui se voit bien en regardant les investissements réalisés dans la «sportstech» à l’échelle mondiale. Ainsi, l’Institut SportsTechX démontre, dans son rapport européen, que le Royaume-Uni – et spécialement Londres – occupe une place de choix dans ce marché. Les startups du pays ont levé pour 110 millions d’euros d’investissement en 2018, là où la Suisse en a empoché 1,9 million. Selon Benjamin Penkert, les investissements dans des startups berlinoises ou londoniennes s’expliquent surtout par la taille de la population: «Berlin est connue comme une ville de startups, ce qui fait qu’il y a des investisseurs, explique le fondateur de SportsTechX. Il y a aussi les clubs connus avec des équipes médiatisées, des stades plus grands. Lausanne est davantage administrative qu’émotionnelle.»

Il faut préciser que si l’expertise suisse existe, elle n’est pas aussi aisée à utiliser. La World Archery Federation (tir à l’arc) a par exemple tenté de monter des projets avec des institutions locales. «Les projets prennent toujours plus de temps que ce que nous espérons. Le grand défi est de venir assez vite dans le concret, et ce dans un budget raisonnable», confie Tom Dielen, directeur de la fédération. Il prend l’exemple d’un projet en cours avec une université allemande. Le but est d’effectuer une mesure électronique de l’impact des flèches sur la cible, pour être plus précis.

Qui dit innovation dit risque, et bon nombre de fédérations restent prudentes. Elles doivent prendre des décisions lourdes de conséquences pour la visibilité de leur sport – parfois dans l’ombre jusqu’aux prochains Jeux olympiques. Avec des petits moyens tant au niveau de l’enveloppe technologique que pour le personnel, les quelques personnes qui composent certaines fédérations n’ont pas les moyens de s’offrir la main-d’œuvre suisse.

Chaque année, The Spot réunit les startups actives dans le sport et les dirigeants de fédérations. (Crédits: Daniel Mitchell, THE SPOT 2019)

Pour le développement de solutions concrètes, d’autres villes présentent de très bons atouts. Pourquoi les startups suisses n’ont-elles pas de passerelles privilégiées avec le monde sportif? Une des explications réside tout simplement dans la nature même de la recherche. «Le modèle financier de la recherche et développement très appliquée ne correspond pas toujours aux moyens de quelqu’un qui recherche une idée applicable rapidement», confirme Claude Stricker. Le directeur exécutif de l’Académie internationale des sciences et techniques du sport précise: «Les professeurs cherchent à publier, donc ils travaillent sur des questions très avancées qui ne seront pas forcément appliquées tout de suite.»

La plupart des fédérations présentes dans le pays opèrent au niveau européen ou national. Elles tentent donc d’inclure différentes cultures. «Elles prennent les meilleurs prestataires», défend Jean-Loup Chappelet, de l’Institut de hautes études en administration publique (IDHEAP).

«L’innovation dans le secteur du sport est noyée car il y a d’autres secteurs sur le devant de la scène. Il y a par exemple plus d’une centaine de startups dans la medtech ici», affirme Claude Stricker. Heureusement, les deux secteurs sport et medtech sont intimement liés. Si bien que The Spot a largement inclus la question du bien-être et de la santé au sein des conférences tenues à Lausanne.

Question de budget

Il y a toutefois des acteurs qui poussent à l’innovation dans le domaine du sport en particulier, à l’image de l’UEFA. Ses rentrées d’argent très significatives lui permettent de lancer de nombreux programmes. «La stratégie de l’UEFA n’est pas juste d’optimiser ses revenus», insiste Jean-Baptiste Alliot, avant de poursuivre: «Des initiatives comme le football pour tous ou l’éducation des personnels au sein des fédérations se font à perte. L’UEFA redistribue environ 80% de ses revenus à ses associations membres et aux clubs, et sur nos 19 compétitions, 4 sont lucratives.»

Ce qui rapporte surtout à des mastodontes comme l’UEFA ou le CIO, ce sont les revenus sponsoring et les droits de télévision. Pour la compétition de tennis, ils représentent 57% des revenus opérationnels. L’UEFA perçoit de son côté 2,26 milliards de recettes en droits de retransmission. L’association diffuse la Ligue des champions ainsi que l’Europa League, deux compétitions très appréciées des fans. Avec ses milliards de téléspectateurs en cumulé et les sommes que sont prêtes à payer les plus grandes chaînes de télévision, l’UEFA remplit 80% de sa caisse avec ces droits.

Elle réinvestit une partie de ces montants dans l’innovation, et notamment dans l’écosystème présent à Lausanne. Les fondateurs du futur Sport Innovation Hub sont enthousiastes: «Nous ferons venir des employés de l’UEFA pour des projets avec l’écosystème lausannois, mais aussi pour des projets internes, se réjouit Jean-Baptiste Alliot. C’est là que les vraies rencontres se font et que les discussions avec les acteurs de différents écosystèmes peuvent apporter de nouvelles idées et une forte valeur ajoutée.»

Préparer les JOJ 2020

La ville olympique s’attelle à un défi de taille: celui de l’organisation des Jeux olympiques d’hiver de la jeunesse (JOJ) de 2020. Tant la durabilité des installations que l’agencement des villages ou les lieux des épreuves sont déterminants pour la bonne tenue de cet événement. Le centre sportif de Malley, qui aura coûté 227 millions de francs, sera le temple des sports de glace tandis que les compétitions alpines se disputeront dans les Alpes vaudoises.

Preuve que la Suisse peut encore se montrer frileuse: l’Exécutif de Morges a refusé de rénover sa patinoire pour accueillir le curling. Les travaux auraient coûté plus d’un million en période de fréquentation, et les autorités ont jugé l’investissement inutile.

Car il ne faut pas l’oublier: le sport soulève les foules autant qu’il divise. Le projet Sion 2026 est tombé à l’eau car les Valaisans ont dit non à près de 54%. «Le projet amenait un milliard, affirme Claude Stricker. Le Valais sortait totalement gagnant, avec en plus une visibilité qu’on ne peut pas se payer. Il n’y avait aucun risque.» L’économiste déplore surtout l’image qu’a l’olympisme, alors même qu’il n’est «pas plus corrompu qu’ailleurs».


Des Suisses en tête des investissements

L’entreprise active dans les technologies du sport (SportsTech) qui a soulevé le plus de fonds en Europe se révèle être helvétique. Sportradar, basée à Saint-Gall, a décroché 84 millions d’euros après sa création en 2001. La firme alémanique extrait et produit du contenu à partir des données des différents sports. Elle compte pour partenaires les plus grandes ligues sportives comme la NBA (basket), la FIFA (football), la NFL (football américain), mais aussi des ligues plus récentes comme l’ESL (e-sport). Concrètement, Sportradar est à la base de nombreuses informations sportives, que ce soit sur les réseaux sociaux ou lors des retransmissions en direct. Sportradar compte au total plus de 2000 collaborateurs, répartis sur une trentaine de sites à travers le monde.


Le problème des visas

Beaucoup de fédérations et d’associations sportives internationales cherchent à compter du personnel des quatre coins du monde, pour répondre au mieux aux besoins des différentes cultures. Se pose alors le problème des visas. Si le canton de Vaud aide au mieux les fédérations qui s’installent en ayant des personnes dévolues à cette question des droits de séjour, c’est plus difficile du côté des entreprises, qui avouent peiner à recruter. Ainsi, le directeur de la marque de chaussures On, Caspar Coppetti, dénonce un réel problème.

«Il y a tous les efforts administratifs – et donc les coûts en temps et en argent – en plus de l’insécurité. Car vous ne savez pas pendant six mois si vos employés pourront rester à long terme ou non. Les talents ne se trouvent parfois qu’ailleurs, et c’est notamment le cas dans le secteur des chaussures: on doit aller jusqu’en Asie pour trouver des experts pour ses chaussures de course!»

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Rebecca Garcia

JOURNALISTE À BILAN

Lui écrire

Rebecca Garcia a tout juste connu la connexion internet coupée à chaque téléphone. Elle a grandi avec la digitalisation, l’innovation et Claire Chazal. Elle fait ses premiers pas en journalisme sportif, avant de bifurquer par hasard vers la radio. Elle commence et termine ensuite son Master en journalisme et communication dans son canton de Neuchâtel, qu’elle représente (plus ou moins) fièrement à l’aide de son accent. Grâce à ses études, elle découvre durant 2 mois le quotidien d’une télévision locale, à travers un stage à Canal 9.

A Bilan depuis 2018, en tant que rédactrice web et vidéo, elle s’intéresse particulièrement aux nouvelles technologies, aux sujets de société, au business du sport et aux jeux vidéo.

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