Bilan

"Les entreprises ont besoin des compétences des plus de 50 ans"

Selon le directeur de Manpower Suisse, les conditions d'emploi vont s'assouplir avec le vieillissement de la population. Des retraites flexibles et une requalification des seniors devront être possibles.

Des modèles de fonctionnement qui permettront de mieux intégrer les générations doivent se développer selon le directeur de Manpower Suisse.

Les futurs départs à la retraite des baby-boomers doivent être préparés, estime le directeur de Manpower Suisse. Il juge que les conditions d'emploi vont se flexibiliser avec le vieillissement de la population, les entreprises ayant besoin des compétences des plus de 50 ans.

"Les entreprises ne pourront pas fondamentalement se passer des baby-boomers. Je pense que nous allons devoir trouver des modèles de fonctionnement qui permettront de mieux intégrer les générations", relève Leif Agnéus, dans une interview accordée au Matin Dimanche.

Pour le Suédois d'origine, des retraites flexibles et une requalification des seniors doivent être possibles. Les aspirations des plus jeunes - en lien avec l'utilisation des nouvelles technologies et des transferts de connaissances - doivent aussi être prises en compte.

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"Dans une certaine mesure, le départ des baby-boomers ouvrira le champ des possibilités", note Leif Agnéus, précisant que "ce qui fait la qualité du marché du travail, c'est d'abord l'excellence de notre système éducatif et de formation professionnelle". De quoi rester optimiste, même si l'évolution des technologies peut faire craindre la disparition de nombreux emplois.

Spécialisation de l'industrie

Questionné sur le constat d'une forme de désindustrialisation, M. Agnéus observe que "l'industrie se spécialise; les métiers techniques se marient aux services". Il ajoute à ce propos que "les entreprises suisses, régulièrement en tête des classements de l'innovation, disposent d'un avantage comparatif indéniable apportant de nouvelles opportunités."

Par ailleurs, alors que certaines entreprises accordent aux hommes des congés parentaux allant au-delà des minima prévus par la loi ou les conventions collectives, M. Agnéus note que "certaines sociétés peuvent sans doute se le permettre et vont continuer à le faire". Mais, ajoute-t-il, le tissu économique de la Suisse est constitué d'une majorité de PME qui n'ont pas forcément les moyens d'offrir de telles prestations, mettant d'autres avantages en avant.

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