Bilan

«Le plan de soutien à l'économie de la Fed contribue à la reprise»

La Réserve fédérale américaine (Fed) n'a pas l'intention de ralentir le rythme de ses rachats d'actifs. Pour son président, Ben Bernanke, le plan de soutien à l'économie de la Fed contribue à la reprise.
Lors d'une audition au Congrès, il n'a donné aucune indication laissant transparaître la volonté de la banque centrale de ralentir le rythme de ses rachats d'actifs, mettant en avant le coût élevé du chômage et d'un ralentissement de l'inflation en dessous de l'objectif fixé par la Fed.

«La politique monétaire apporte des avantages significatifs», a-t-il dit dans un texte préparé en vue de son audition devant la Commission économique conjointe du Congrès, évoquant la bonne tenue des dépenses de consommation dans l'automobile et l'immobilier ainsi que l'augmentation des revenus des ménages.

«La politique monétaire a également contribué à compenser les pressions déflationnistes et a empêché l'inflation de baisser encore plus rapidement sous l'objectif à plus long terme de 2% (de la Fed)», a-t-il ajouté.

Dans le cadre de sa politique d'assouplissement quantitatif («quantitative easing» ou QE), la banque centrale américaine consacre pour l'instant 85 milliards de dollars (83,3 milliards de francs) par mois à acheter des bons du Trésor et des prêts immobiliers titrisés sur les marchés, afin de faire baisser les taux d'intérêt et de soutenir l'activité économique et l'emploi.

Craintes dissipées

Toutefois, la baisse récente du taux de chômage aux Etats-Unis - à 7,5% en avril contre 8,1% l'été dernier - a ravivé les craintes de voir la Fed réduire, voire interrompre, ces achats au cours des prochains mois.

Ben Bernanke a rassuré Wall Street et fait brièvement reculer le dollar en soulignant qu'un resserrement prématuré de la politique monétaire comporterait des risques importants.

«Un resserrement prématuré de la politique monétaire pourrait entraîner une hausse temporaire des taux d'intérêt, mais il comporte aussi des risques importants de ralentissement ou d'interruption de la reprise et de déclenchement d'une nouvelle baisse de l'inflation», a-t-il expliqué.

Souplesse de la banque centrale

Le président de la Fed a également rappelé que la banque centrale était prête à augmenter comme à réduire le rythme de ses achats d'actifs en fonction de la conjoncture, comme elle l'avait annoncé à l'issue de son dernier comité de politique monétaire.

«Lors de sa dernière réunion, le Comité avait clairement indiqué qu'il était prêt à augmenter ou à réduire le rythme de ses rachats d'actifs afin de s'assurer que la politique monétaire reste adapté à l'évolution des perspectives du marché de l'emploi et de l'inflation», a-t-il dit.

Ben Bernanke a redit que la Fed poursuivrait ses achats d'actifs jusqu'à ce que le marché du travail se soit amélioré «significativement», ajoutant que, lorsque le temps viendrait de lever le pied, il ne serait pas forcément nécessaire de vendre des actifs et que la Fed pourrait aussi bien laisser les titres qu'elle a en portefeuille arriver à maturité.

Il a ajouté que certains vents contraires avaient commencé à se dissiper, notamment sur le marché immobilier et en Europe.

L'économie américaine a connu une croissance de 2,5% en rythme annualisé au premier trimestre, après une année 2012 très morose. Quant au chômage, il reste, a noté Ben Bernanke, «nettement au-dessus de son niveau normal à plus long terme».
Christine Werlé

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